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Le ministre de la Défense nationale, David McGuinty, a ordonné jeudi la révision de la langue de travail obligatoire dans les unités des Forces armées canadiennes. Une décision qui fait suite à la révélation du Devoir comme quoi des centaines de bureaux ont perdu leur statut bilingue en raison d’une « nouvelle approche » sur la langue de travail au ministère.
« Récemment, des préoccupations ont été soulevées concernant la nouvelle approche de la désignation de la langue de travail dans les unités des Forces armées canadiennes (FAC) et au ministère de la Défense. Je prends ces préoccupations au sérieux », est-il écrit dans une déclaration officielle du ministre publiée jeudi.
Dans une infolettre publique diffusée à la fin juillet, le ministère annonçait avoir adopté une « nouvelle approche » pour désigner la langue de travail obligatoire dans ses unités et bureaux. Celle-ci est désormais choisie selon la langue officielle majoritaire dans la région, sauf pour certaines exceptions. Ainsi, depuis janvier 2025, à l’extérieur du Québec, seules les unités qui se trouvent au Nouveau-Brunswick et dans quelques secteurs de l’Ontario sont encore bilingues.
En réponse aux préoccupations, le ministre a annoncé avoir « ordonné l’examen et la révision des désignations de langue de travail au sein des unités des FAC [Forces armées canadiennes]. Cette révision portera sur la manière dont les exigences par rapport à la langue de travail ont été appliquées et sur la capacité de l’approche actuelle à répondre aux besoins opérationnels et à respecter les droits linguistiques de l’Équipe de la Défense, incluant les FAC », continue-t-il.
« Le bilinguisme est une force pour les FAC, et le français, une force pour notre pays. Je comprends les préoccupations des francophones et des francophiles quant à la place du français au Canada. Ils veulent que notre langue soit défendue et respectée. Comme ministre de la Défense nationale, je fais de l’inclusion et du respect du français au sein des FAC une priorité. »
Les francophones satisfaits
La fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), principale organisation de défense du fait français en milieu minoritaire au pays, a affirmé dans une déclaration transmise par courriel se réjouir de la décision du ministre. La FCFA avait rencontré le ministre mercredi à ce sujet.
« Le ministre s’est dit engagé à trouver des solutions. Nous avons noté aussi sa volonté d’assurer que les Forces armées soient un exemple en matière de bilinguisme », écrit la présidente de la FCFA, Liane Roy.
« Cette annonce est une bonne première étape et nous espérons qu’elle mènera à la remise en place du droit de travailler en français là où il existait auparavant », dit-elle avant d’ajouter que la FCFA continuera de suivre le dossier.


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