NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le déclin de la langue française au Nouveau-Brunswick inquiète sérieusement la commissaire aux langues officielles, qui tire la sonnette d’alarme.
Une langue peut disparaître, soyons vigilants, lance Shirley MacLean à la suite du dépôt de son rapport annuel mardi. Elle dit qu’il est de son devoir de soulever cette préoccupation.
C’est un déclin constant qui m'inquiète.

La commissaire aux langues officielles, Shirley MacLean, a déposé son rapport annuel mardi.
Photo : Radio-Canada
Elle explique que le poids démographique des francophones est en baisse, selon les données des recensements de 2011, de 2016 et de 2021. Ainsi, le taux de Néo-Brunswickois qui parlent surtout le français à la maison a diminué, passant de 28 % en 2016 à 26,4 % en 2021.
Augmenter l’immigration francophone
Shirley MacLean affirme que la province doit revoir à la hausse ses cibles pour augmenter l’immigration francophone, qui doit être un facteur utilisé pour renforcer la langue française qui est actuellement menacée.
En 2019, le gouvernement s'est donné comme cible d’atteindre 33 % de candidats francophones aux programmes d’immigration d’ici 2024. Toutefois, ce taux n’a pas été atteint (21 % en 2024) d'après le rapport de la commissaire, qui fait état de chiffres selon deux programmes provinciaux d’immigration.
Elle souligne le fait que les cibles d’immigration francophone du gouvernement fédéral ont récemment été augmentées, ce qui est une bonne chose, mais elle doute que l'impact soit considérable au Nouveau-Brunswick.
Je pense qu’on est face à une possibilité d’assimilation.
Le ministre responsable de l’Immigration, Jean-Claude D’Amours, affirme qu'il partage la vision de la commissaire sur l’immigration francophone dans la province. Le gouvernement s’affaire à trouver des moyens novateurs pour augmenter le nombre d’immigrants francophones, dit-il dans une déclaration.
Toutefois, il note que les candidats fédéraux qui s’installent au Nouveau-Brunswick ne sont pas inclus dans les chiffres fournis dans le rapport de la commissaire.

Le ministre responsable de l'Immigration, Jean-Claude D'Amours (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Silas Brown
Nous sommes fiers de dire que le nombre total d'immigrants francophones permanents au Nouveau-Brunswick a continué d'augmenter pour atteindre 30 % ou plus au cours des dernières années.
Les Néo-Brunswickois doivent faire leur part
Si l’immigration francophone est importante, dit la commissaire, elle ne peut cependant pas tout régler. Il est aussi de la responsabilité des Néo-Brunswickois francophones et francophiles d’assurer la vitalité de la langue, en la parlant le plus possible et en demandant des services gouvernementaux en français.
Il faut qu’on fasse plus de travail là-dedans, il faut s'assurer que, chez nous, au foyer, on parle la langue de Molière, notre langue maternelle.
La commissaire lance aussi une mise en garde. Les gens sont de plus en plus exposés, par les informations sur les réseaux sociaux, à un monde majoritairement anglais. Cela peut avoir un impact sur le fait que des gens choisissent de parler en anglais plutôt qu’en français.
On est comme dans un bassin anglophone, veut, veut pas. Je pense que ça [les médias sociaux] a un gros impact sur la vie quotidienne des personnes.
Exiger des services en français
Michel Doucet, expert en droits linguistiques, se dit heureux de voir que la commissaire aux langues officielles tire la sonnette d’alarme sur le déclin du français dans la province.

Le juriste Michel Doucet (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue
On a parfaitement raison de s’inquiéter. On peut avoir toutes les lois que l’on veut pour protéger le statut d’une langue, mais si ces lois-là ne sont pas utilisées, ne sont pas réellement mises en œuvre, au bout du compte, elles peuvent devenir désuètes, dit-il.
Le juriste joint sa voix à celle de la commissaire pour encourager les gens à exiger des services en français de la part des services gouvernementaux, mais aussi dans les commerces, par exemple.
Les gens ne sentent plus le besoin d'utiliser le français au quotidien, et ça, c’est alarmant.
S’il ne craint pas que le Nouveau-Brunswick perde son statut légal de province bilingue, la réalité sur le terrain pourrait être tout autre.
On n’aura plus une province bilingue parce qu’il n’y aura plus personne, à un moment donné, qui va exiger des services dans sa langue.
Avec les informations de Frédéric Cammarano et de l’émission La matinale


3 month_ago
43



























.jpg)






French (CA)