Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

La censure à bas bruit

7 hour_ago 10

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

<?xml encoding="utf-8" ?><?xml encoding="utf-8" ?>

Jusqu’à la Révolution tranquille régnait au Québec, dans le domaine du livre, une censure qui ne disait pas son nom. La loi n’interdisait pas la distribution ni la vente des œuvres de Voltaire, Zola et Sartre ou d’autres romans ou essais placés à l’index, mais, à part quelques libres-penseurs du genre d’Henri Tranquille, libraires et éditeurs étaient soumis de la part de l’Église à d’intenses pressions qui faisaient qu’ils renonçaient à vendre certains ouvrages qui n’étaient pas e n odeur de sainteté ou à éditer des livres qui n’auraient pas reçu l’imprimatur de l’archevêché.

On pouvait penser ce temps définitivement révolu, mais ce n’est malheureusement pas le cas : depuis quelque temps, de nouveaux clergés informels s’agitent et ressassent sur les réseaux sociaux leur haine du livre et de la réflexion ; leurs fidèles « suiveux » leur servent ensuite de chambre d’écho, des libraires (moitié par conviction, moitié par intérêt) acquiescent à leurs anathèmes et renoncent conséquemment à vendre tel ou tel ouvrage, des directeurs de revues littéraires se plient à leurs diktats… Comme autrefois, cette censure demeure informelle, elle ne dit pas son nom, elle se fait à bas bruit. Ce qui ne lui enlève rien de son efficacité.

Il y a quelques semaines, Marie-Madeleine Raoult, directrice des Éditions de la Pleine lune, une maison d’édition féministe qui a pignon sur rue à Montréal depuis 50 ans, s’est vu refuser la publication du texte qu’elle devait faire paraître dans la revue littéraire LQ (anciennement Lettres québécoises) dans le cadre d’un dossier consacré aux femmes dans le milieu de l’édition. Un tel refus n’aurait rien eu de choquant s’il avait été motivé par la qualité ou le contenu du texte en question. Mais ce que la revue reprochait à l’éditrice, c’était de publier un livre…

Ce livre, intitulé Une femme est une femme est une femme et dirigé par deux autrices féministes bien connues, Thérèse Lamartine et France Théorêt, a l’audace de remettre en question ce qui est devenu apparemment un de nos nouveaux dogmes : la théorie du genre ; il a pour cette raison déclenché une cabale contre lui sur les réseaux sociaux.

Cette cabale n’a pas eu pour seule conséquence la volonté de la revue LQ de bannir de ses pages ou d’« effacer » les Éditions de la Pleine lune. Selon Mme Raoult, deux librairies, qui avaient dans un premier temps accepté d’accueillir le lancement du livre, se seraient depuis désistées. Et si elle trouve finalement un lieu pour y lancer le manifeste féministe Une femme est une femme est une femme, l’éditrice du livre craint que certains militants ne viennent y causer du grabuge. Il est en outre probable que peu de critiques oseront parler d’un ouvrage dont la seule mention risque de leur attirer les foudres de nos nouveaux clercs et de leur cortège de bacchantes déchaînées.

Cette censure qui sévit actuellement est étrange.

D’abord, elle trouve ses plus serviles auxiliaires dans un milieu culturel et littéraire qui devrait être à l’avant-garde du combat pour la liberté d’expression et de création. Harvey, Borduas, Bessette : tous ces écrivains et ces artistes québécois qui se sont battus autrefois pour cette liberté doivent se retourner dans leurs tombes ! Que dire de plus ? Cette volonté d’imposer des dogmes et de faire taire toute opposition est indigne de gens qui prétendent créer et penser, alors qu’ils pratiquent un obscurantisme qui est encore pire que celui des censeurs cléricaux d’autrefois : le père Sagehomme, lui, prenait au moins la peine de lire les livres dont il déconseillait ensuite la lecture à ses ouailles, tandis que les anathèmes qui frappent Une femme est une femme est une femme sont lancés par des personnes qui n’ont pas lu le premier mot d’un livre qui n’est pas encore sorti en librairie.

Ensuite — peut-être faut-il le répéter ? —, il n’existe pas de censure progressiste. Si des gens ne sont pas d’accord avec les idées défendues dans un livre, ils ont juste à ne pas l’acheter, à ne pas le lire (ce qui n’est pas la même chose qu’abuser d’une position de pouvoir pour « effacer » son éditrice ou retirer le livre en question des rayons d’une librairie). Et, surtout, ils ont le droit, voire le devoir, de répliquer aux thèses que défendent son ou ses auteurs par des contre-arguments. C’est ainsi que s’établissent la liberté d’expression et le libre débat dans une démocratie où personne — absolument personne — n’a le privilège inouï de détenir une quelconque Vérité qui serait indiscutable et qu’il aurait donc le droit d’imposer aux autres, à ses concitoyens, à ses égaux. C’est ainsi que progressent la pensée et aussi la tolérance, et non pas en décrétant haineuse, criminelle et intolérable la moindre contradiction.

Enfin, ces nouveaux censeurs qui sont à l’œuvre à LQ et sur Facebook ne s’en prennent pas à un brûlot qui serait raciste, misogyne, fascisant ou haineux. Ils s’en prennent à deux autrices et à une éditrice bien connues, respectées, engagées dans la cause du féminisme depuis des décennies. Ce sont ces femmes-là que l’on abreuve d’insultes sur les réseaux sociaux et que l’on qualifie de trumpistes !

Si l’on souhaite vraiment combattre le masculinisme, le complotisme, le populisme à la Trump et tous ces courants irrationnels et antidémocratiques dont les thèses se répandent telle une traînée de poudre sur Internet, il faudrait peut-être que ceux qui prétendent s’y opposer commencent par ne pas utiliser les mêmes armes, les mêmes discours péremptoires, fallacieux et stupides. C’est à cette condition seule que la raison et les valeurs démocratiques peuvent avoir une chance de l’emporter.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway