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En offensive, la Coalition avenir Québec (CAQ) a comparé jeudi le chef du Parti québécois (PQ) au président américain, Donald Trump, parce qu’elle estime que Paul St-Pierre Plamondon est incapable de tolérer la critique.
« On commence à voir la vraie nature de PSPP. Quand on ne dit pas comme lui, c’est des fake news », a lancé la candidate caquiste dans Bertrand et ministre sortante France-Élaine Duranceau.
De passage à Pointe-aux-Trembles, Mme Duranceau et sa cheffe, Christine Fréchette, ont mené une charge à fond de train contre le meneur dans les sondages. « Vous le connaissez autant que moi, Paul St-Pierre Plamondon. Il y en a d’autres dans le monde, qui, quand on ne dit pas comme ils disent, ils disent que c’est des fake news. Je fais ce parallèle-là », a lancé la candidate de la CAQ.
Quand un journaliste lui a demandé si elle l’associait à M. Trump, elle a répondu que « quand ça ne fait pas son affaire, il nous répond que ce n’est pas la bonne interprétation, qu’il faut penser plus loin et [il continue] de disserter là-dessus ».
Mme Fréchette en a remis. « Est-ce que Donald Trump serait attristé de voir que le Québec va tenir un référendum ? Je ne pense pas », a-t-elle tranché.
Ruba Ghazal, la co-porte-parole de Québec solidaire, s’en est elle aussi prise à la personnalité du chef du PQ jeudi. « Quand je vois, par exemple, comment il n’accepte pas la critique, moi, il fait beaucoup penser à François Legault », a-t-elle lancé.
En entrevue au Devoir mardi, le chef du PQ a lié la détérioration de son image auprès de certains immigrants à « la désinformation et la distorsion » de ses propos par les médias et ses adversaires politiques. « Tant qu’on est dans un système médiatique qui consent [à] — et même encourage — la désinformation et la distorsion, ça va être très difficile d’avoir un dialogue serein », a-t-il aussi déclaré, en faisant allusion aux critiques au sujet de son annonce devant l’école Roger-Comtois, en début de campagne.
« La chicane commence »
La cheffe de la CAQ a par ailleurs commenté l’appel qu’a lancé le PQ pour obtenir une majorité de voix au scrutin de lundi. « Ce serait une catastrophe, un désastre. Parce que ça leur donnerait tous les outils pour aller de l’avant avec la tenue d’un référendum dont les trois quarts des Québécois ne veulent pas », a-t-elle répondu à une question en anglais.
« La chicane commence le 6 octobre prochain », a aussi déclaré Mme Duranceau. « Les investissements […] vont juste partir et aller dans un endroit où il y a plus de certitude. Les capitaux, ils sont mobiles, alors ça, il faut y penser », a-t-elle plaidé.
Elle a ajouté que le cadre financier du PQ tablait sur des revenus en provenance d’Ottawa. Plus précisément sur 4,4 milliards de dollars de transferts fédéraux additionnels d’ici 2031. « Donc, le matin, PSPP va appeler pour dire qu’il ne veut pas faire son chèque pour la lieutenante-gouverneure. Et l’après-midi, il y a un ministre qui va appeler [Ottawa] pour dire qu’il a besoin d’un chèque pour balancer son cadre financier », a-t-elle raillé.
Mme Fréchette a dit craindre un recul dans les investissements au Québec en raison de la perspective référendaire, mais elle n’a pas pu chiffrer l’impact qu’aurait l’engagement péquiste. « On ne les connaît pas, les projets d’investissement. Combien le fédéral compte-t-il investir au Québec en défense ? Ça se compte en milliards de dollars. Est-ce que ces investissements-là vont se réaliser si le PQ arrive au pouvoir ? Permettez-moi d’en douter », a-t-elle affirmé.
Elle a aussi parlé de la future Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience. « On promeut la candidature de Montréal depuis un an et plus pour accueillir cette institution-là. Si le Québec veut se séparer, aux yeux des gens, est-ce qu’ils vont établir leur banque de défense ici ? », a demandé Mme Fréchette.
À ce sujet, le candidat péquiste dans Pointe-aux-Trembles et ex-président-directeur général de Montréal International, Stéphane Paquet, a déjà affirmé que les précédents référendums n’avaient pas causé « d’exode massif d’organisations internationales à Montréal ».


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