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Alors que le second mandat de François Legault à la tête de la province a laissé un goût d’amertume dans certains coins du Québec, dont au Saguenay–Lac-Saint-Jean, la Coalition avenir Québec (CAQ) devra soigner sa relation avec les régions.
C’est ce que croit l’ancien candidat caquiste dans la circonscription de Jonquière et membre du conseil exécutif de la CAQ, Benoit Rochefort.
On va se le dire, ça n’a pas été facile, les derniers mois, les deux dernières années, affirme-t-il, au micro de C’est jamais pareil, au lendemain de l’annonce du premier ministre.
Tu ne peux pas te mettre la tête dans le sable quand tu as le vent dans la face, illustre-t-il.
M. Legault est quelqu’un de réceptif qui était attentif aux militants, souligne l’ancien candidat.
Or, son second mandat à l’Assemblée nationale a déçu certaines régions de la province, admet M. Rochefort. Ce n'est pas juste le Saguenay–Lac-Saint-Jean, de mon point de vue. Je l'entends aussi dans d'autres régions.
La chose que je peux dire, c'est qu’un des enjeux que nous allons voir dans la prochaine course, parce qu'il y aura une course, ça va être justement d'amener le sujet des régions et, dans le fond, de recentrer quelques questions autour de ça parce que le Québec est grand, soutient-il.

La CAQ doit renouer avec les régions, estime Benoit Rochefort.
Photo : Radio-Canada / Laura-Jessica Boudreault
Un grand nombre d’élus caquistes à travers le Québec conjugué à un conseil des ministres restreints a posé un défi sur le plan de la relation avec les régions, selon lui.
Honnêtement, est-ce que c’était une bonne chose d'avoir autant de députés? J'ai rien à enlever à aucun des députés qui ont été élus [...] au contraire. Mais est-ce que ça a joué contre nous, à un certain moment donné?, se questionne-t-il.
Quelques jours avant le dévoilement du nouveau cabinet Legault, en septembre, Pierre Dufour, ex-député caquiste d’Abitibi-Est désormais indépendant, avait exigé que sa région soit représentée au Conseil des ministres, en vain.
Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, c’est un ministre délégué au Développement économique régional, Eric Girard, qui a été nommé dans le cadre du remaniement ministériel.
Un protocole à définir
Au lendemain de l’annonce de François Legault, plusieurs noms circulent déjà quant à sa succession.
Si plus d’une personne manifeste son intérêt, le parti devra tenir sa toute première course à la chefferie et pour cela, il devra en définir les modalités.
Je donne un scénario. [...] Un ministre décide de dire: "Moi, je vais à la course à la chefferie." Qu'est-ce qu'il fait? Est-ce qu'il doit se retirer de son poste de ministre le temps de la course?, donne en exemple Benoit Rochefort.
On vit notre première course à la chefferie et, en plus, on est au pouvoir. C'est quand même un [cas de figure] qui n’est pas évident.
Malgré les défis qui l’attendent, la coalition n’éclatera pas, tranche Benoit Rochefort. Il y a une transformation depuis 2018, notamment par rapport aux militants, par rapport aussi aux élus. C'est-à-dire qu’on a forgé aussi l'identité de ce que c'est un caquiste.


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