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Le gouvernement britanno-colombien a présenté l’équipe pluridisciplinaire qui compose le groupe consultatif communautaire sur la crise de l'extorsion, mercredi. Présidé par l’ancien enquêteur de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) Paul Dadwal, le comité est entre autres formé d’un propriétaire d’entreprise, d'une experte en violences et d'un juge à la retraite.
Ce comité renforcera la collaboration et améliorera le partage d'informations entre la communauté et les forces de l'ordre. Comprendre l'expérience et les préoccupations des résidents et des propriétaires d'entreprises est un atout pour la police dans sa lutte contre l'extorsion, a déclaré la ministre de la Sécurité publique et solliciteur général, Nina Krieger, dans un communiqué.
Membres du groupe consultatif communautaire sur la crise de l'extorsion
- Paul Dadwal, ancien enquêteur principal de la GRC
- Baltej Dhillon, officier de la GRC
- Garry Begg, ancien ministre provincial de la Sécurité publique et député de Surrey-Guildford
- Wally Oppal, ancien procureur général et juge à la retraite
- Ninu Kang, directrice générale de l'association Ending Violence en Colombie-Britannique
- Harp Khela, propriétaire d'entreprise à Surrey
Ce problème va être résolu, affirme le président
Paul Dadwal se veut décidé à trouver des solutions à la crise de l'extorsion qui frappe la ville de Surrey et, plus largement, l’ensemble de la Colombie-Britannique, qu'il qualifie de rare et sans précédent.
En 2025, les autorités ont rapporté 132 tentatives d’extorsion à Surrey, Abbotsford et Delta, dont 49 impliquant des armes à feu. Puis, en janvier dernier, 46 nouveaux cas ont été rapportés par le Service de police de Surrey.
Notre rôle consiste à combler le fossé. Il s'agit donc d'apporter des solutions créatives, nouvelles et urgentes au gouvernement, de les présenter au premier ministre et à la ministre de la Sécurité publique, et de veiller à ce que ces conseils et solutions soient pris en compte, explique Paul Dadwal.
Et quelles sont ces solutions? Elles ont tout à voir avec la façon dont vous traitez les personnes qui arrivent dans ce pays, la façon dont vous amenez les gens à parler, les objectifs que vous pouvez leur donner, mentionne le président.
Paul Dadwal veut inviter les gens touchés par des incidents d’extorsion à parler : [La communauté] souhaite faire confiance à la police [...], mais elle est manifestement effrayée et reconnaît très clairement qu'il ne s'agit pas seulement d'un problème de police communautaire.
Il précise que le comité est aussi en communication avec d’autres corps policiers et l’Agence des services frontaliers du Canada. Il ajoute qu’il ne dispose pas d’un échéancier fixe pour livrer ses recommandations.
Un comité qui arrive tard, selon l’opposition
Le gouvernement tarde toujours à agir, estime le député conservateur provincial pour West Kelowna-Peachland, Macklin McCall, qui est aussi porte-parole de l’opposition en matière de sécurité publique.
Si cela avait été fait il y a des mois et des mois, peut-être que le besoin que nous constatons aujourd'hui à Surrey pour quelque chose comme cela ne serait pas aussi grand.
Néanmoins, il salue l’interdisciplinarité du groupe de travail. Le plus important ici est que la communauté ait le sentiment d'être impliquée, d'avoir son mot à dire et de ne pas être mise à l'écart ou ignorée, précise-t-il.
Avec des informations de Michelle Morton et de l’émission On the Coast


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