La Bourse de Paris a replongé dans le rouge vendredi matin, les investisseurs s’inquiétant de possibles retombées durables liées au conflit au Moyen-Orient. Ce repli intervient malgré l’annonce d’un report de l’ultimatum américain envers l’Iran et l’évocation de discussions indirectes. Le CAC 40 recule alors que le pétrole repart à la hausse.
La Bourse de Paris replonge dans le rouge vendredi matin, sur fond de possibles conséquences durables du conflit au Moyen-Orient et malgré un espoir d'apaisement et de discussions indirectes entre les Etats-Unis et l'Iran. A 10H00 heure de Paris, le CAC 40 perdait 0,59% par rapport à la veille, en recul de 48,80 points à 7.7716 points. La veille, l'indice parisien avait reculé après trois journées de rebond (-0,98%).
L'ultimatum de Trump reporté au 6 avril
Les marchés européens se sont réveillés avec l'annonce par le président américain d'un report au 6 avril de l'ultimatum qu'il avait lui-même lancé à l'Iran en menaçant de frappes contre des installations électriques iraniennes en cas de non-réouverture du détroit d'Ormuz.
Les discussions se poursuivent et, "contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a déclaré Donald Trump sur son réseau Truth Social. Dans le même temps, le Wall Street Journal rapporte que le Pentagone est prêt à envoyer un renfort de 10.000 soldats au Proche-Orient.
Les marchés ne croient plus dans les reculades de Trump, surnommées "Taco" en langage financier (l'acronyme anglais pour "Trump se dégonfle toujours"), d'après des analystes.
Le Brent de nouveau autour des 110 dollars le baril
Principale boussole des marchés, le pétrole repartait à la hausse vendredi matin. Le Brent de la mer flirtait avec les 110 dollars le baril (109,77, +1,63%) et son homologue américain WTI s'échangeait à 96,02 dollars (+1,63%), selon un pointage à 10H15.
"Ce qui frappe, c'est que le marché ne price (ndr: n'anticipe) plus simplement un risque géopolitique : il commence à intégrer un véritable choc macroéconomique durable", affirme John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion Private Bank.
"Les valeurs les plus sensibles aux taux et aux anticipations de croissance ont logiquement été sanctionnées, en particulier dans la technologie et les segments spéculatifs liés à l'intelligence artificielle", souligne encore M. Plassard.


2 month_ago
40



























.jpg)






French (CA)