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Flambée de contaminations bactériennes à Rangoun favorisée par des inondations massives, réémergence de maladies par manque de vaccination… le pays, en défaillance médicale, continue de payer un lourd tribut à la guerre civile en matière de santé.

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Devant l’une des entrées de l’hôpital général de Rangoun, en Birmanie, le 14 août 2026. Devant l’une des entrées de l’hôpital général de Rangoun, en Birmanie, le 14 août 2026.

Au moins 150 personnes se sont révélées positives au choléra, à Rangoun, après une flambée de contaminations bactériennes qui a conduit à l’hospitalisation de près de 500 personnes pour des diarrhées, selon des informations communiquées, lundi 17 août, par le ministre des affaires sociales du gouvernement. L’ancienne capitale birmane a subi de fortes inondations en juillet, et les cas de choléra ne sont pas rares dans le pays lors de la saison des pluies, même dans cette ville, la plus grande et la plus moderne du pays. Reste que la junte militaire, refondue en gouvernement civil depuis les élections d’avril, est avare de communication et que la situation, estiment les observateurs, pourrait être plus grave dans certaines provinces.

C’est le cas des régions centrales frappées par des inondations massives depuis le début du mois d’août. La vaste zone sèche de l’Irrawaddy, qui reçoit, même lors de la mousson, moins de précipitations que le reste du pays, connaît actuellement de fortes inondations qui ont affecté 400 000 habitants et conduit à la mort de plusieurs dizaines d’entre eux, selon des données fournies le 15 août par l’administration souterraine de la résistance, appelée « gouvernement d’unité nationale » (NUG).

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