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Dans le nord de l’Alberta, l’arrivée de nouveaux immigrants est accueillie à bras ouverts par des organismes d'accueil. Toutefois, l'adaptation à des milieux majoritairement anglophones pose des défis.
Originaire du Cameroun, Donald Parfait s’est installé dans la région de Grande Prairie, dans le nord-ouest de l’Alberta, dès son arrivée au Canada, il y a déjà presque un an.

Donald Parfait habite à Grande Prairie.
Photo : Radio-Canada / Charles Delisle
Il explique qu'au début, il était ardu de trouver ses repères.
Il y a ce sentiment d'isolement. [...] Je suis vraiment un newcomer.
Il indique que le sentiment de solitude, la barrière de la langue et la complexité de certaines démarches administratives ont représenté des défis importants.
M. Parfait souligne toutefois l’accueil chaleureux de Grande Prairie : C'est une petite ville, et elle est très accueillante. Elle m'a ouvert beaucoup de portes.
Des organismes prônent la proximité
Le directeur général de l’organisme Canada in Progress, Paul Rovin, indique que l’intégration, la collaboration et l’essor de la communauté francophone restent essentiels pour assurer la vitalité des nouveaux arrivants dans la région.
Tous les organismes francophones sur place essaient de partager et de collaborer afin de mieux servir les immigrants et les francophones à Grande Prairie.

Paul Rovin a déménagé à Grande Prairie en 2014 pour travailler dans le secteur pétrolier.
Photo : Radio-Canada / Charles Delisle
Son organisme à but non lucratif vise à promouvoir la diversité culturelle et à faciliter l’établissement des immigrants francophones en milieu minoritaire.
Il dit observer une hausse de l’immigration francophone dans sa région. Le principal défi, selon lui, reste la barrière de la langue anglaise.
La seule barrière que les francophones rencontrent, c'est la barrière de la langue. Depuis un moment, nous tentons d’établir des stratégies pour voir comment mieux connecter les employeurs à la clientèle francophone.
À Fort McMurray, la situation est similaire. La conseillère en établissement de la Francophonie canadienne plurielle (FRAP), Patricia Saha, dit avoir reçu des clients qui étaient frustrés en ce qui concerne la question de la langue dans la région.
Pour discuter avec un agent immobilier, il faut parler l’anglais. Pour se rendre à la Municipalité, il faut parler l’anglais. Pour prendre un transport en commun, il faut lire toutes les affiches en anglais.

La FRAP est un organisme à but non lucratif fondé en 2014.
Photo : Radio-Canada / Charles Delisle
Le besoin des francophones d'avoir accès à des services en français n'est plus une question de confort. Ça va au-delà, c'est vraiment un sentiment; [...] ils veulent de l'inclusion, ils veulent de l'équité, ils veulent de l'appartenance.
Selon le recensement de 2021, 13,2 % de la population de Grande Prairie sont des immigrants, soit plus de 8000 personnes. Dans la municipalité régionale de Wood Buffalo, 21,5 % de la population est née à l’étranger.


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