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Une première en Afrique centrale. L’accréditation de l’Université de Yaoundé I par le HCERES, l’organisme français d’évaluation de la recherche, a été confirmée dans un communiqué du ministre de l’Enseignement supérieur daté du 16 octobre 2026. Aucune autre université de la sous-région n’avait obtenu ce label institutionnel avant la « mère des universités camerounaises ». Le texte parle de « cap mémorable », et pour une fois la formule ne sonne pas exagérée.
Ce que le HCERES a validé
La décision porte le numéro EI-2026-27 et date du 30 septembre 2026. L’accréditation est accordée pour trois ans par la Commission d’accréditation du HCERES, au terme d’un processus d’audit et d’évaluation de l’ensemble des structures de l’UYI.
Le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur attribue ce label aux établissements qui répondent à ses standards en matière de gouvernance, de qualité des enseignements, de pertinence de la recherche, d’accompagnement des étudiants et d’ancrage international.
Le communiqué du ministre liste les retombées attendues : plus de visibilité sur la scène scientifique mondiale, une mobilité facilitée pour étudiants, enseignants et chercheurs, une crédibilité renforcée auprès des partenaires académiques, techniques et financiers. Et surtout, une valorisation des diplômes délivrés, donc de meilleures chances d’emploi pour les diplômés.
Trois ans. C’est la durée du label.
Un label à confirmer dans la durée
Franchement, la nouvelle fait du bien. Pour une université souvent citée pour ses amphis bondés et ses retards de calendrier, voir un organisme extérieur reconnaître la gouvernance et la qualité des enseignements, c’est quand même un signal fort. Difficile de ne pas y voir une victoire d’image autant qu’une victoire académique.
Le ministre, le Pr Jacques Fame Ndongo, l’inscrit dans la ligne de sa politique de modernisation et d’internationalisation du système éducatif. Il félicite la communauté universitaire pour un « travail herculéen » et l’encourage à maintenir ce niveau.
Reste le point que le communiqué n’aborde pas : qu’est-ce qui change dans les amphithéâtres de Ngoa-Ekelle ? Rien ne l’indique à ce stade. Un label se mesure aussi à ce que vivent les étudiants au quotidien, et l’accréditation ne garantit pas qu’ils le ressentent demain.
Autre inconnue, le renouvellement. Trois ans passent vite, et l’UYI devra prouver que le standard tient.
L’UYI a désormais trois ans pour transformer le label en résultats visibles. Les autres grandes universités de la sous-région, elles, regardent sans doute déjà du côté du HCERES.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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