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SANTÉ. Dès l’automne 2027, les étudiants en troisième année du doctorat en médecine de l’Université de Sherbrooke (UdS) pourront suivre le début de la portion théorique de leur externat à Drummondville. Il s’agit d’un pas supplémentaire vers l’implantation concrète du campus délocalisé de médecine pour l’institution d’enseignement supérieur.
Les représentants de la Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) de l’UdS ainsi que du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) en ont fait l’annonce mardi en fin d’avant-midi.
À court terme, les étudiants suivront des cours dans un local d’enseignement aménagé au sein de l’hôpital Sainte-Croix. Celui-ci aura une capacité d’accueil de 20 places, soit l’objectif à atteindre en termes d’externes pour la région en 2027.
Sur le moyen terme, les cours se donneront au deuxième étage de l’urgence modulaire, puis, éventuellement, au sein du futur hôpital régional, avance la présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS MCQ, Jacinthe Cloutier.
Jacinthe Cloutier, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS MCQ. (Photo : Ghyslain Bergeron)«En 2025, on a augmenté notre capacité d’accueil de 110 % du côté de Drummondville et Victoriaville. On est passé d’une vingtaine de stagiaires par année à 44 présents sur le terrain. On s’attend à ce que ça augmente chaque année. On va définitivement être capable d’en prendre parce que l’ensemble de la planification est fait pour les dix prochaines années», affirme-t-elle.
Attractivité et rétention
Pour le doyen de la FMSS de l’UdS, Louis Valiquette, l’objectif est d’éventuellement offrir, d’ici deux ou trois ans, une délocalisation complète de la formation prédoctorale en médecine.
«On souhaite que les étudiants soient admis dès leurs premières journées en médecine et fassent tous leurs quatre ans, ainsi que leur stage, dans la région. On espère qu’avec cette offre [supplémentaire, annoncée aujourd’hui], suffisamment de gens seront intéressés à justement suivre leur formation à Drummondville à partir de 2027», espère-t-il.
En misant sur l’ajout du cursus théorique de leur externat, M. Valiquette et Mme Cloutier espèrent que plus d’étudiants vont «développer un vrai sentiment d’appartenance pour le milieu, les équipes et la communauté». Vivre deux ans dans la région améliorerait ainsi l’attractivité et la rétention des futurs médecins et professionnels de la santé, selon eux.
«Le Centre-du-Québec offre un endroit idéal pour permettre aux futurs médecins de développer leurs compétences cliniques tout en découvrant des réalités d’une région en croissance. À la FMSS, notre objectif est clair : former des médecins compétents et profondément ancrés dans la réalité des communautés qu’ils vont desservir», insiste Louis Valiquette.
Le professeur Louis Valiquette est le doyen de la Faculté de médecine et des sciences de la santé à l’Université de Sherbrooke. (Photo : Ghyslain Bergeron)Ce dernier met de l’avant les retombées qu’ont engendrées les autres campus régionaux de médecine de l’UdS en termes de rétention. «Au Saguenay, c’est 28 % des finissants qui sont restés travailler dans cette région. En ajoutant les autres régions éloignées, comme Moncton et Longueuil, on monte à 40 %», précise M. Valiquette.
Bon accueil
Du côté de l’association étudiante en médecine de l’UdS, son président, Jean-Simon Desrochers, voit d’un bon œil l’ajout de l’offre de cours théorique. «On est content de voir ça parce que ça offre plus de possibilités aux étudiants et ça favorise la médecine en région», explique-t-il au bout du fil.
«Lorsque la formation pourra être donnée dans son entièreté, notre souhait est que celle-ci soit la même que dans les autres campus délocalisés. C’est-à-dire avec la même qualité d’enseignement et les services offerts aux étudiants pour avoir une vie universitaire», ajoute l’étudiant en médecine de l’UdeS
Pour sa part, le coordonnateur médical de l’enseignement pour le RLS de Drummond et médecin enseignant pour l’UdS, Dr Simon Coiteux, indique que trop de médecins ont déjà levé la main pour enseigner aux futurs étudiants. «Ça en fait un heureux problème. L’engouement est exceptionnellement grand!» fait-il valoir.
Celui qui est également directeur médical du GMF-U de Drummondville note toutefois en terminant que ses collègues et lui misent beaucoup sur la concrétisation du projet d’urgence modulaire afin d’augmenter l’espace et offrir le plus d’enseignement possible.


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