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Une délégation officielle de la Guinée visite l’Université de Moncton où les cinq premiers étudiants au baccalauréat de ce pays d'Afrique de l’Ouest sont formés grâce aux finances publiques.
Le ministre guinéen du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, a effectué le voyage de Conakry à Moncton pour s'imprégner des conditions d’étude de ses jeunes compatriotes.
On est venu voir comment l’université est, comment les élèves se portent, explique le ministre Nabé.

Le ministre guinéen du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé.
Photo : Radio-Canada
On est choyé parce qu’ils nous ont envoyé leurs meilleurs étudiants, souligne le recteur et vice-chancelier de l’Université de Moncton, Denis Prud’homme.
Après de brillantes études en Guinée, ces cinq étudiants poursuivent leurs cursus au Canada depuis janvier. Ils se sont rapidement adaptés à leur nouvelle vie et ont complété leur première session.
Les premiers mois, je vais dire que ça s’est bien déroulé. L’intégration s’est bien passée. Les cours ont été validés dans les conditions les meilleures, affirme Malon Magassouba, étudiante en économie.

Malon Magassouba, étudiante guinéenne en économie à l'Université de Moncton.
Photo : Radio-Canada
Au terme de notre formation, nous sommes sûrs d’avoir un bagage intellectuel qui nous permettra de participer au développement de notre nation, ajoute-t-elle.
Pour développer une relation économique
L’Université de Moncton et la Guinée ont signé une coopération académique il y a un an. Conakry espère développer avec le Canada une relation économique qui va au-delà de la formation de ses élites.
La Guinée, c’est un pays minier. Le Canada, c’est un pays minier. Le pétrole y existe. L’agriculture, la Guinée, nous avons 13 millions d’hectares de terre arable. Aujourd’hui, la technologie agricole et des agriculteurs peuvent venir en Guinée pour faire l’agriculture, indique le ministre Ismaël Nabé.
Il y aura certainement des conservations là-dessus, à savoir quelles sont les meilleures pratiques parce que le Nouveau-Brunswick a 21 minerais essentiels sur les 34 recherchés sur la planète, affirme pour sa part Robert Gauvin, ministre responsable de la Francophonie.

Robert Gauvin, ministre de la Sécurité publique du Nouveau-Brunswick et ministre responsable de la Francophonie.
Photo : Radio-Canada
La Guinée compte près de 20 millions d’habitants. Sa population est jeune dans sa grande majorité. Surnommé le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, le pays a une vaste ouverture sur l'océan Atlantique et dispose d'importantes ressources halieutiques.
Le Nouveau-Brunswick a une bonne expertise justement dans le secteur de la pêche, et je pense que le mariage entre le Nouveau-Brunswick et la Guinée permettrait justement d’avoir une prospérité partagée, estime Amadou Oury Diallo, facilitateur de la coopération entre la Guinée et l’Université de Moncton.

Amadou Oury Diallo, diplômé de l'Université de Moncton et facilitateur de la coopération avec la Guinée.
Photo : Radio-Canada
De belles perspectives, mais, pour l’heure, la délégation guinéenne est aussi à l’Université de Moncton pour renforcer son partenariat académique. Les deux parties travaillent à offrir de la formation à distance aux Guinéens et favoriser l’échange de professeurs.


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