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Partager des installations et miser sur l’attribution d’entailles en terres publiques : c’est le pari que font deux acériculteurs de la relève pour démarrer leur entreprise respective et réduire leurs frais.
Le partenariat entre Félix Bernard Brouillard et Édouard Moreau, ingénieurs forestiers de formation, leur permet de vivre de leur érablière.
Les deux acériculteurs ont maintenant chacun près de 30 000 entailles d’érable à sucre et partagent un centre de bouillage à la fine pointe de la technologie à Sainte-Narcisse de Rimouski.

Le matériel que se partagent Félix Bernard Brouillard et Édouard Moreau.
Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque
En 2021, les Producteurs et productrices acéricoles du Québec ont autorisé 7 millions d’entailles supplémentaires dans la province et 5 % d’entre elles devaient servir à des projets de démarrage en terres publiques.
Les deux jeunes hommes font partie des 37 producteurs sélectionnés dans la province. Ils ont investi environ 2 M$ chacun pour démarrer leur entreprise acéricole.
Il n’y a rien de superflu ici. Chaque investissement est réfléchi , lance Édouard Moreau de l'érablière du lac Ferré.
On s’est dit, on va essayer de limiter nos frais le plus possible en créant un lieu où on va pouvoir bouillir ensemble , poursuit son comparse, Félix Bernard Brouillard.
À partir de ce moment-là, on s’est vraiment soutenus dans le démarrage, puis ça a été la meilleure décision de notre vie.

Félix Bernard Brouillard vérifie la qualité du sirop d'érable qui sort de l'évaporateur.
Photo : Radio-Canada / Lisa-Marie Bélanger
Des entailles en terre publiques, une chance en or
Sans un accès aux terres publiques, les acériculteurs concèdent qu’il leur aurait été impossible de réaliser leur rêve.
Pour nous, c’était la seule occasion de trouver un massif, une forêt d’érablière aussi grande en forêt privée. C’est vraiment difficile à trouver, parce que ce n’est pas abordable pour nous. Je n’aurais pas été capable de démarrer une érablière comme ça en forêt privée , confie Édouard Moreau.

Même si la saison des sucres tire à sa fin, l'évaporation va bon train à Saint-Narcisse-de-Rimouski.
Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque
Ce modèle est de plus en plus utilisé et d’autres entrepreneurs de la région songent à s’inspirer du partenariat entre les deux Bas-Laurentiens.
Quand la situation se prête à ça, parce que ça prend quand même des beaux massifs d’érables d’une certaine taille pour être capable de faire ça, ça peut être une belle avenue pour permettre à des jeunes de démarrer de nouvelles entreprises , soutient le président des producteurs et productrices acéricoles du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, Justin Plourde.

Justin Plourde est le président des producteurs et productrices acéricoles du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Félix Ledoux
Les promoteurs qui veulent démarrer une entreprise acéricole en forêts publiques ont jusqu’au 15 juin pour déposer leur candidature auprès des Producteurs et productrices acéricoles du Québec.
D’après le reportage de Lisa-Marie Bélanger.


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