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Des représentants du régime afghan ont été invités à Bruxelles, mardi 12 mai, afin d’évoquer les réadmissions de leurs ressortissants. En ouvrant des « discussions techniques » avec les autorités de Kaboul, Bruxelles est accusée de légitimer le régime en place.
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Des gardes de sécurité devant la porte d’entrée du siège de l’Union européenne, à Kaboul, le 8 février 2024. Pour ses opposants, c’est un renoncement aux valeurs défendues par l’Europe et la légitimation d’un régime qui bafoue les droits humains. Pour la Commission européenne et une vingtaine d’Etats membres, la diplomatie impose de parler à tous, y compris aux régimes dont on ne partage pas les valeurs. Mardi 12 mai, l’exécutif européen a annoncé l’invitation à Bruxelles de responsables du régime des talibans pour une réunion « technique » concernant les réadmissions de citoyens afghans dans leur pays.
Cette invitation a été émise en coordination avec le gouvernement suédois. « L’augmentation du nombre de retours revêt une importance capitale pour la Suède, en particulier en ce qui concerne les personnes représentant une menace pour la sécurité ou ayant commis des crimes graves », assure Johan Forssell, le ministre chargé de l’immigration suédois. « Une délégation technique conjointe composée de représentants de la Commission et des Etats membres s’est rendue à Kaboul en début d’année afin d’engager un dialogue avec le régime de facto », ajoute le ministre, qui précise : « Nous n’avons aucun dialogue politique avec le régime de facto. »
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