Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous

Se connecter

Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Pour se détacher du parapluie américain, les députés préconisent notamment de renforcer les coopérations industrielles et d’assumer la dissuasion nucléaire sur le continent à la place des Etats-Unis.

Article réservé aux abonnés

Des avions de chasse F-16 de l’armée de l’air turque, lors d’une visite pour les médias organisée par l’OTAN à la base aérienne de Siauliai (Lituanie), le 30 septembre 2026. Des avions de chasse F-16 de l’armée de l’air turque, lors d’une visite pour les médias organisée par l’OTAN à la base aérienne de Siauliai (Lituanie), le 30 septembre 2026.

Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump aux Etats-Unis, début 2025, les Européens n’en finissent pas de se demander comment assurer eux-mêmes leur sécurité. La réélection du président américain, qui rechigne à financer la protection du Vieux Continent et voudrait s’en désengager militairement, a signé la fin de la « vassalisation heureuse » de l’Europe, pour reprendre l’expression du chef de l’Etat italien Sergio Mattarella. Et parmi la foule de questions que cette nouvelle donne soulève, il en est une qui paraît centrale : quel rôle accorder à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), qui régente la sécurité européenne et sur laquelle Washington continue largement de régner ?

A cette interrogation, des parlementaires français viennent d’apporter une réponse très… française, dans un rapport sur « l’articulation et la compatibilité des défenses européennes et atlantiques » présenté, mercredi 30 septembre, devant les commissions de la défense et des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, et que Le Monde a pu consulter en amont de sa publication. Ses corapporteurs, les députés Michèle Tabarot (Les Républicains, Alpes-Maritimes) et le sociDavid Habib (ex-Parti socialiste, Pyrénées-Atlantiques), qui se sont rendus au Danemark, au Groenland et à Bruxelles pour mener une vingtaine d’auditions de responsables civils et militaires, invitent l’Union européenne (UE) à « s’approprier l’OTAN » pour en faire son « bras armé ». En clair, à prendre les commandes des mains des Américains.

Il vous reste 73.58% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.