Pour une neutralité suisse stricte et contre les accords avec l’UE: l’UDC a affirmé ses positions samedi lors de son assemblée des délégués à Baar (ZG). Les mots d’ordre ont également été définis pour les votations fédérales du 27 septembre, avec un oui à l’initiative sur la neutralité et un non à celle sur l’alimentation. Le président de l’UDC Marcel Dettling a rappelé son opposition aux accords bilatéraux entre la Suisse et l’Union européenne (UE). Si aucun référendum obligatoire n’est organisé, l’UDC devra combattre chaque accord européen individuellement, a-t-il prévenu. Des récoltes de signatures en ce sens ont déjà commencé.
Des affiches anti-accords bilatéraux lors de l'Assemblée des délégués de l'UDC, le 22 août 2026 à Baar (ZG). — © URS FLUEELER / keystone-sda.ch
Marcel Dettlig a également souligné l’importance, pour la Suisse, de rester indépendante vis-à-vis des institutions et des tribunaux étrangers. Alors qu’à Bruxelles, «le pouvoir est entre les mains d’une poignée d’élus au sein de la Commission européenne et de la Cour de justice de l’UE», «chez nous, le peuple est le souverain suprême». Marcel Dettling a également mis l’accent, dans un discours offensif, sur l’asile et l’immigration. Avec son initiative sur la protection des frontières, l’UDC veut «mettre un terme aux abus de l’asile», a-t-il ajouté.
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La vice-présidente de l’UDC Céline Amaudruz a, elle, parlé de la neutralité comme d’une boussole qui ne doit pas changer de cap en fonction des événements internationaux et des majorités politiques. «Peu importe où l’on se trouve sur Terre, le nord reste le nord. Il doit en être de même pour la Suisse. Peu importe d’où on la regarde, elle doit être perçue comme neutre par tous.» Et d’ajouter que la neutralité n’est ni une «faiblesse», ni une «lâcheté», mais «l’expression de notre indépendance».
Christophe Blocher lors de son discours. — © URS FLUEELER / keystone-sda.ch
Une neutralité qui, selon l’ancien conseiller fédéral Christoph Blocher, a permis à la Suisse de rester en paix pendant 200 ans. Mais la politique actuelle menée à Berne met cette neutralité en danger, a-t-il estimé. Selon lui, l’UDC est le seul parti à défendre encore une neutralité stricte. Or, il est temps de remettre ce sujet au premier plan. Sans quoi, «le risque de guerre pour la Suisse augmente considérablement.»
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C’est sans surprise que les délégués ont décidé de soutenir l’initiative sur la neutralité, soumise au peuple le 27 septembre. Ils se sont prononcés sans avis contraire en ce sens. L’initiative populaire «Sauvegarder la neutralité suisse», déposée par Pro Suisse et par des membres de l’UDC, veut qualifier la neutralité helvétique de «perpétuelle et armée». Elle exige aussi que la Suisse n’adhère à aucune alliance militaire ou de défense, ne participe pas aux guerres étrangères et ne prenne pas de sanctions économiques ou diplomatiques contre un Etat belligérant, sous réserve de ses obligations envers l’ONU.
Les délégués de l'UDC lors du vote. — © URS FLUEELER / keystone-sda.ch
L’assemblée s’est en revanche prononcée à l’unanimité contre l’initiative «Pour une alimentation sûre – grâce au renforcement de la production indigène durable, à davantage d’aliments d’origine végétale et à une eau potable propre (initiative sur l’alimentation)». Le texte exige un taux d’autosuffisance de 70% au moins d’ici dix ans. Le président de la Confédération Guy Parmelin a par ailleurs évoqué la politique agricole suisse. Il a indiqué qu’elle était confrontée à une situation difficile en raison du changement climatique et des conflits armés, mais qu’elle avait de l’avenir. Le parlement doit toutefois améliorer le cadre légal, a ajouté le Vaudois.
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