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L’obsession de la gauche : faire taire Cnews et Europe 1

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Un vent de censure souffle sur les médias qui osent donner la parole à des idées non alignées sur le consensus dominant. L’offensive récente contre CNews et Europe 1, propriétés du groupe Bolloré, illustre une stratégie récurrente de la gauche : museler les voix dissidentes sous prétexte de « pluralisme » ou de respect des lois, comme elle l’a déjà fait avec C8.

Ce 4 mars, 57 universitaires, professeurs de droit et juristes, majoritairement issus de facultés réputées (Bordeaux, Paris-Panthéon-Assas, Paris-I), ont déposé un référé-liberté devant le Conseil d’État. Cette procédure d’urgence vise explicitement à forcer l’Arcom à agir contre ces deux médias. Leur objectif ? Obliger le régulateur à ouvrir une instruction, à prononcer des mises en demeure et, surtout, à déclencher un « référé-communication » issu de la loi de 1986 sur les médias. Ce mécanisme permet à l’Arcom de saisir elle-même le Conseil d’État pour imposer des mesures radicales, y compris « la coupure d’une chaîne ou d’une radio qui ne respecte pas la loi », comme l’explique sans détour Camille Broyelle, professeur à Paris-Panthéon-Assas et figure centrale de cette initiative.

Les signataires dénoncent un manque de « pluralisme interne », concept qui va bien au-delà du simple décompte des temps de parole politiques. Ils exigent une « représentation plurielle des courants de pensée ». En réalité, ce qu’ils combattent, c’est la présence assumée d’intervenants de droite ou du RN sur les plateaux de CNews et au micro d’Europe 1. Leur analyse porte sur une semaine d’antenne (19 au 26 février 2026), ciblant des émissions phares : Face à l’info de Christine Kelly sur Europe 1, L’Heure des pros de Pascal Praud sur CNews, et la nouvelle venue 100 % Frontières, animée par Gauthier Le Bret aux côtés d’Erik Tegnér (patron du média identitaire Frontières). Selon eux, ces programmes affichent un « unanimisme » et un « caractère manifestement monochrome » au profit d’un seul courant – implicitement l’ « extrême droite ».

Cette action n’arrive pas par hasard. Elle survient juste après une nouvelle mise en demeure de l’Arcom contre CNews, pour son traitement jugé « univoque » de l’affaire Thomas à Crépol. En mars 2025, lors de la sortie du livre Une nuit en France, la chaîne avait, selon le régulateur, systématiquement présenté le drame comme un « meurtre raciste anti-Blanc », sans contradiction suffisante. On reproche donc à Cnews d’avoir dit la vérité sur le meurtre raciste de Thomas et d’avoir dénoncé la mascarade que constitue ce livre-torchon. Cette sanction s’ajoute à une liste déjà longue de reproches adressés aux médias Bolloré. Mais pour les 57 juristes, l’Arcom fait preuve de laxisme coupable : un « abandon de poste ». Ils rappellent que le régulateur dispose d’une « mission de police administrative » et peut agir de sa propre initiative, contrairement à ce qu’affirmait son président Martin Ajdari devant le Sénat en octobre 2025.

Camille Broyelle va plus loin : ces médias sont des « médias militants, et même très militants, ce qui est interdit par la loi ». Leur « impact sur l’agenda politique est considérable ». Elle présente l’intervention comme une « grande répétition générale avant la présidentielle de 2027 », sous-entendant que laisser perdurer cette ligne éditoriale favoriserait l’ « extrême droite » aux municipales de mars 2026 et au-delà.

Ce zèle répressif rappelle furieusement le sort réservé à C8. Cette chaîne, également détenue par Vincent Bolloré, a vu ses fréquences TNT non renouvelées par l’Arcom fin 2024 / début 2025, décision confirmée par le Conseil d’État en février 2025. Officiellement motivée par des « manquements répétés », elle n’était qu’une censure politique déguisée. Cyril Hanouna et ses équipes ont dû quitter la TNT, la chaîne cessant d’émettre sur ce réseau le 28 février 2025. Les critiques de droite y ont vu une volonté claire de la gauche et de ses relais institutionnels d’éliminer les voix trop dérangeantes.

Aujourd’hui, le même schéma se répète avec CNews et Europe 1. Une coalition d’universitaires de gauche instrumentalise le droit pour contourner l’Arcom jugée trop permissive, et vise potentiellement la « coupure » pure et simple. Derrière le vernis juridique du « pluralisme », c’est bien une volonté de réduire au silence un média qui refuse le politiquement correct dominant. En démocratie, la liberté d’expression inclut le droit de déplaire. Forcer la fermeture d’une chaîne parce qu’elle donne trop la parole à un courant minoritaire dans les élites relève non de la régulation, mais de la censure idéologique.

Jusqu’où ira la gauche pour imposer son monopole sur le débat public ? Le but est clairement de fermer Cnews et Europe 1, dont la libre voix est insupportable pour les nostalgiques de l’Union soviétique.

Henri Dubost

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