NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les Gardiens de la Révolution estiment que la probabilité d’une reprise de la guerre est faible, mais ils se tiennent prêts.
Par Maïwenn Furic avec AFP
Les tractations diplomatiques pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient sont laborieuses, et pour autant l’Iran a jugé, ce mercredi 27 mai, peu probable la reprise des hostilités avec les États-Unis. « La probabilité d’une guerre est faible en raison de la faiblesse de l’ennemi », a lancé Mohammad Akbarzadeh, un haut responsable des forces navales des Gardiens de la Révolution, cité par l’agence de presse Tasnim. Mais « les forces armées se tiennent en alerte, leurs chargeurs pleins », a-t-il ajouté, jurant de « transformer la zone » allant de l’est à l’ouest du Golfe en « un cimetière pour les agresseurs ».
La veille, la République islamique avait déjà menacé de riposter à tout « acte malveillant », accusant Washington d’avoir violé le cessez-le-feu dans le sud du pays. Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) avait annoncé plus tôt avoir frappé dans la nuit de lundi à mardi des sites de lancement de missiles. L’Iran n’a pas officiellement confirmé l’information, mais les médias d’État ont rapporté des explosions dans la ville portuaire de Bandar Abbas.
Dans le même temps, comme une étape de plus vers un retour à la normale, l’accès à internet a été partiellement rétabli en Iran, selon l’ONG de surveillance de la cybersécurité NetBlocks. Et dans le ciel, le trafic a désormais pleinement repris dans 10 aéroports du pays. Si les armes se sont quasiment tues depuis le 8 avril après plus d’un mois de frappes israélo-américaines qui ont fait des milliers de morts, les négociations piétinent depuis. Et le verrouillage du détroit d’Ormuz par l’Iran continue, faisant flamber les prix du pétrole, tout comme les échanges de menaces.
De l’optimisme pour un accord
« Il subsiste un air d’optimisme prudent quant à la signature et aux détails d’un protocole d’accord (MoU) entre les États-Unis et l’Iran », commente Chris Weston, responsable de la recherche chez le courtier Pepperstone. Car le dialogue n’est pas rompu : l’agence iranienne Isna a fait état de « négociations globalement positives » après la visite de hauts responsables au Qatar, une première depuis le début des hostilités.
Ce déplacement avait pour but de discuter des « modalités d’accès » aux fonds gelés à l’étranger, dont une partie au Qatar, en raison des sanctions américaines. Téhéran exige le déblocage de 24 milliards d’avoirs, « avec mise à disposition de la moitié dès l’annonce du protocole d’accord », selon Isna.
C’est un des principaux points de contentieux, aux côtés du volet nucléaire que l’Iran souhaite aborder dans un second temps. Washington, qui soupçonne Téhéran de vouloir se doter de la bombe atomique, réclame la destruction du stock d’uranium hautement enrichi, dont le sort est incertain depuis de précédentes frappes, en juin 2025.
Trump a besoin d’un succès diplomatique
Donald Trump, qui doit réunir mercredi son gouvernement, cherche de son côté une issue à cette guerre impopulaire qui a gravement perturbé l’économie mondiale en raison du quasi-blocage par Téhéran du détroit d’Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde.
« Si le mémorandum est signé (...), Trump revendiquera un succès diplomatique, les prix du carburant devraient baisser et l’Iran aura obtenu ce qu’il recherchait depuis le début : la fin des hostilités actives et un répit économique, avant d’être contraint de faire des concessions sur la question nucléaire », écrit sur son site le groupe de réflexion International Crisis Group.
À condition que son allié israélien, désireux de renverser la République islamique, ne fasse pas dérailler les discussions. Le Premier Ministre Benyamin Netanyahou a annoncé une intensification de l’offensive de l’armée israélienne au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril. De nouvelles frappes mardi ont fait 31 morts, selon le gouvernement libanais. Et Israël a dit étendre ses opérations terrestres au-delà de la « ligne jaune » qu’elle a établie dans le sud du pays.


1 week_ago
55



























.jpg)






French (CA)