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L’exécution de Majid Adineh intervient alors que le nombre de condamnations à mort est en hausse en Iran, sur fond de répression accrue des mouvements de contestation.

Dans une rue de Téhéran, le slogan en farsi « Nous devons nous soulever »,  sous une représentation de l’ancien guide suprême Ali Khamenei, le 15 août 2026. Dans une rue de Téhéran, le slogan en farsi « Nous devons nous soulever », sous une représentation de l’ancien guide suprême Ali Khamenei, le 15 août 2026.

La justice iranienne a annoncé, dimanche 23 août, l’exécution d’un homme condamné pour avoir mené des « actions opérationnelles » en faveur d’Israël et des Etats-Unis lors des manifestations antigouvernementales de janvier.

Majid Adineh a été reconnu coupable d’« actions opérationnelles en faveur de groupes hostiles, du régime sioniste et des Etats-Unis et de “moharebeh” [guerre contre Dieu], pour des incendies volontaires, rassemblements et collusion en vue de commettre des crimes contre la sécurité intérieure du pays », a publié le site de l’agence de presse officielle du pouvoir judiciaire, Mizan Online News Agency.

« Sur la base de nombreux documents et éléments de preuve versés au dossier ainsi que des déclarations de l’accusé, le tribunal révolutionnaire de Karaj l’a condamné à mort et à la confiscation de tous ses biens », a ajouté Mizan. « Après recours, le verdict a été intégralement confirmé par la Cour suprême du pays et la sentence a été exécutée ce matin », a précisé le site.

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Hausse des exécutions

Un mouvement de contestation, initialement déclenché à la fin de décembre par la hausse du coût de la vie, s’était rapidement transformé en vastes manifestations antigouvernementales, qui ont culminé les 8 et 9 janvier.

Les autorités iraniennes ont fait état de plus de 3 000 morts, dues, selon elles, à des « actes terroristes » orchestrés par les Etats-Unis et Israël, tandis que des organisations de défense des droits humains basées à l’étranger affirment que les forces de sécurité ont tiré sur les manifestants.

Le nombre d’exécutions en Iran a augmenté depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes contre Téhéran. Un grand nombre de ces exécutions sont liées aux manifestations.

Les autorités iraniennes ont exécuté au moins 1 639 personnes l’an dernier, un record depuis 1989, selon l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM), dont le siège est à Paris. Selon Amnesty International, l’Iran est le deuxième pays au monde qui exécute le plus de personnes, après la Chine.

Le Monde avec AFP