NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous
Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
Éditorial
Le Monde
Chaque camp s’enferme dans une surenchère sans issue : Téhéran ne pourra pas surmonter durablement le blocage de ses ports, et Donald Trump prend le risque de mécontenter davantage l’opinion publique à quatre mois des élections de mi-mandat. Une escalade qui fragilise encore l’économie mondiale.
Publié aujourd’hui à 11h30, modifié à 11h45 Temps de Lecture 2 min. Read in English
Après quelques semaines d’accalmie, la guerre est de retour entre les Etats-Unis et l’Iran, au point de remettre en cause un accord paraphé il y a moins d’un mois. Ce dernier visait à prendre le relais d’un cessez-le-feu annoncé en avril et avait pour objectif principal la réouverture du détroit d’Ormuz. Dès le début de l’attaque conduite par Israël et les Etats-Unis, et qui visait un changement de régime à Téhéran, l’Iran en avait fait une arme de dissuasion massive en bloquant cette artère stratégique pour les exportations d’hydrocarbures.
Une crise systémique sur les marchés de l’énergie s’était ensuivie. Elle avait rendu encore plus impopulaire dans l’opinion américaine cette guerre qui rompait avec les promesses de campagne de Donald Trump de ne recourir à la force que lorsque les intérêts américains étaient engagés, ce qui apparaissait très douteux dans ce cas. Cette désaffection et l’improvisation à laquelle cette administration a habitué le monde ont conduit le président des Etats-Unis à accepter un accord mal ficelé qui explique en bonne partie l’impasse actuelle.
Le régime iranien s’appuie en effet sur les imprécisions de la rédaction du point concernant la réouverture du détroit d’Ormuz pour revendiquer le contrôle du passage, y compris par la force. Les Etats-Unis s’efforcent dans le même temps de mettre en place un trafic maritime passant par les eaux d’Oman, sur l’autre rive du détroit, pour court-circuiter l’Iran.
Le temps est compté
La focalisation actuelle sur ce goulet d’étranglement constitue une victoire à court terme pour le régime iranien puisqu’il n’est plus question pour l’heure de son programme nucléaire, présenté comme l’une des causes majeures de l’attaque de l’Iran. En annonçant son intention de prélever une dîme sur les navires empruntant le détroit sous protection américaine, avant de faire rapidement machine arrière, Donald Trump a également donné du crédit à la revendication iranienne d’y instaurer un péage, au mépris de la liberté de navigation.
Après une explosion, au large de Bandar-e Abbas (Iran), le 13 juillet 2026. Pourtant durement frappé par les bombardements américano-israéliens, le régime iranien, radicalisé par la guerre et convaincu d’avoir remporté cette épreuve de force par le seul fait de sa survie, ne peut qu’être précipité dans une surenchère mortifère dont les conséquences seraient payées principalement par le peuple. Alors que le camp des faucons redonne de la voix aux Etats-Unis, Donald Trump pourrait également être aveuglé une nouvelle fois par la supériorité militaire écrasante de son pays, dont les limites ont néanmoins été montrées par la première phase de cette guerre asymétrique.
Le temps est pourtant compté pour les deux protagonistes. En dépit de ses rodomontades, le régime iranien ne pourrait certainement pas surmonter durablement le blocage de ses ports par la marine américaine. Donald Trump prend de son côté le risque de mécontenter encore l’opinion publique, alors que les élections de mi-mandat, traditionnellement périlleuses pour le parti qui occupe la Maison Blanche, se tiendront dans moins de quatre mois.
Ce double enfermement expose une nouvelle fois les pays de la rive arabe du Golfe aux représailles iraniennes, et fragilise de nouveau une bonne partie de l’économie mondiale ainsi tenue en otage. Il met en évidence l’impotence de l’administration américaine, qu’elle se décide à faire la guerre ou qu’elle se résigne à la diplomatie. Un constat dévastateur pour celui qui avait promis de rendre sa grandeur à l’Amérique.
Le Monde


4 day_ago
12



























.jpg)






French (CA)