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Sport 01/04/2026 07:58
La France connaît désormais tous ses adversaires de phase de poules de la Coupe du Monde de football coorganisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada.

JULIO CESAR AGUILAR / AFP
Les joueurs irakiens célèbrent leur victoire lors du match de barrage décisif des qualifications pour la Coupe du monde 2026, mardi 31 mars.
Dernier ticket décroché pour le continent américain ! L’Irak est la 48e et dernière équipe à se qualifier pour le Mondial 2026 de football, grâce à son succès 2-1 face à la Bolivie en barrage intercontinental, ce mardi 31 mars au soir, à Monterrey, au Mexique.
Les Lions de la Mésopotamie rejoignent la France, le Sénégal et la Norvège dans le groupe I de la Coupe du monde coorganisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada (11 juin - 19 juillet). Après 1986, l’Irak valide aussi sa deuxième participation au Mondial.
Les Bleus affronteront l’Irak à Philadelphie le 22 juin, après avoir ouvert leur tournoi contre le Sénégal le 16 juin dans le New Jersey, et avant de conclure la phase de poules face à la Norvège à Boston le 26 juin.
L’adversaire le plus abordable pour la France
L’Irak sera sur le papier l’adversaire le plus abordable pour la France, N.1 au classement Fifa, championne du monde en 2018 et finaliste en 2022. Les deux formations ne se sont jamais affrontées.
Les Bleus ne sont pas familiers des Lions de la Mésopotamie, qui évoluent soit dans le championnat local, soit dans des ligues mineures.
Les Irakiens ont réussi à surmonter le lourd contexte de la guerre au Moyen-Orient, qui a grandement compliqué leur voyage jusqu’au Mexique, entamé par la route depuis Bagdad il y a une dizaine de jours.
Un match dans une ambiance festive
Mardi, dans la banlieue de Monterrey, le dernier billet pour le Mondial s’est joué dans le stade qui accueillera quatre rencontres de la compétition, où les deux publics ont rivalisé dans une ambiance festive et colorée.
Les Irakiens ont pu compter sur le bruyant soutien de membres de la diaspora venus depuis les États-Unis et le Canada. Les supporters, en majorité en blanc, ont pu vibrer grâce à leurs deux attaquants, décisifs dans leur maillot vert.
D’abord Ali Al-Hamadi, joueur de Luton Town en troisième division anglaise, qui a grandi à Liverpool après avoir fui la guerre de 2003 dans les bras de ses parents, a marqué d’un coup de tête sur corner à la 10e minute. Le costaud capitaine Aymen Hussein a inscrit le but du 2-1 d’une belle reprise du droit au coeur de la surface à la réception d’un centre (53e).
Défaite « historique » pour l’Italie
Entretemps, la Bolivie avait dominé la fin de la première période grâce à ses manieurs de ballon et égalisé avec le jeune Moises Paniagua (18 ans), qui a su se retourner et marquer du droit après avoir hérité dans la surface d’un ballon qui a surpris la défense irakienne mal alignée (38e). La Verde espérait voir un premier mondial depuis 1994.
L’Italie n’a pas eu plus de chance. Absente des deux dernières Coupes du monde, la Nazionale a été privée du Mondial-2026 par la Bosnie qui a arraché sa qualification aux tirs au but (1-1 a.p, 4 tab à 1) en finale des barrages européens mardi à Zenica. Déjà, lors des Coupes du monde 2018, face à la Suède, et 2022, face à la Macédoine du Nord, l’Italie était tombée en barrages.
C’est donc devenue une habitude pour l’Italie, quadruple championne du monde et double championne d’Europe. Mais le choc pour tout un pays, fou de « calcio », n’en reste pas moins difficile à encaisser, comme l’a résumé la Gazzetta dello Sport sur son site internet : « Une autre défaite historique pour le football italien ».


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