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L’interdiction de flâner dans le métro est renouvelée pour un an, a fait savoir mardi la Société de transport de Montréal (STM).
Instaurée en mars 2025, la mesure oblige les flâneurs et les personnes itinérantes qui avaient pris l’habitude de se réfugier dans le métro à « circuler » et à sortir des stations. Elle est ainsi reconduite jusqu’au 30 avril 2027.
La STM réitère vouloir ainsi favoriser le sentiment de sécurité de sa clientèle et de ses employés. La mesure donnera un outil supplémentaire aux constables spéciaux, qui pourront ainsi obliger ceux qui n’attendent pas un train à quitter, sans avoir à constater une infraction quelconque. Lors de la dernière période hivernale, ils l’ont appliquée près de 2500 fois par mois selon un bilan de la STM.
Celle-ci estime que cette mesure permet de « limiter les comportements indésirables dans le métro ». Dans le passé, elle avait notamment invoqué la crainte suscitée par les vendeurs de drogue se tenant dans les édicules pour proposer leur marchandise.
« Pour continuer d’améliorer l’achalandage du métro, nous devons continuer d’améliorer le sentiment de sécurité de la clientèle dans le réseau et nous agissons en ce sens. Bien sûr, nous sommes conscients que l’obligation de circuler ne peut être le seul outil. Cette mesure s’inscrit dans un ensemble de mesures que la STM met en place pour assurer la sécurité et le sentiment de sécurité dans le réseau et nous continuerons de les bonifier », a fait valoir le président du conseil d’administration de la STM, Aref Salem, dans un communiqué.
Données hivernales
Au début du moins d’avril, trois édicules du métro avaient été fermés pour des raisons de sécurité, la STM disant vouloir réduire les incivilités qui s’y déroulent et la consommation de drogue.
La STM explique avoir tiré plusieurs constats après avoir analysé ses données hivernales, dont ceux-ci : la fiabilité du service s’est améliorée, dit-elle, grâce à une diminution du nombre d’arrêts de service liés à des méfaits (-22 %). La fermeture des stations pour la nuit a aussi été facilitée pour les employées : ils ont besoin de raccompagner moins de personnes vers l’extérieur car il y a eu plus de raccompagnements tout au long de la journée.
Invité à manifester son accord ou son désaccord envers cette mesure, le cabinet de la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a rappelé que les citoyens ont exprimé se sentir moins en sécurité dans le métro depuis les dernières années — ce que l’administration a promis de corriger.
« Comme administration, on continue de travailler avec la STM, mais aussi avec le SPVM et les organismes communautaires pour accompagner les personnes en situation d’itinérance vers des ressources et ultimement, les sortir de la rue », a indiqué le cabinet de la mairesse dans un courriel.


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