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Dans un long récit publié dans Le Figaro ce 11 mars, Stéphanie Bonhomme ne cache pas sa colère face au silence de la justice. Sur Le Figaro TV, la mère d’Elias demande que soit inscrite dans la loi la possibilité pour les victimes de rencontrer «dès qu’elles le demanderont» les magistrats, afin que des «explications soient données aux familles en cas de dysfonctionnement majeur de la justice».
Passer la publicité Passer la publicitéAprès avoir confié dans les colonnes du Figaro ce mercredi sa lassitude et celle de sa famille face au silence de l’institution judiciaire, Stéphanie Bonhomme était l’invitée du Figaro TV dans l’émission «Points de Vue». Elle est la mère d’Elias, cet adolescent de 14 ans menacé à la hachette puis sauvagement tué d’un coup de machette en plein thorax le 24 janvier 2025 par deux autres mineurs multirécidivistes. Lors d’une rencontre avec deux hauts magistrats en décembre dernier, Stéphanie, au nom de toute la famille d’Elias, a sollicité un échange avec les juges des enfants concernés pour que les décisions prises avant la commission du crime soient «expliquées et motivées». Dans l’engrenage infernal, certaines mesures - notamment celle d’imposer aux deux suspects du crime une «interdiction d’entrer en contact» alors qu’ils vivaient dans le même immeuble - ont été objectivement identifiées comme des «dysfonctionnements majeurs de la justice des mineurs» dans un rapport publié par l’Inspection générale de la justice en octobre. Depuis, silence atone de l’institution judiciaire, que Stéphanie Bonhomme et ses proches interprètent «comme un manque de respect et, plus encore, un manque de courage».
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Ce silence de la justice face à notre demande de dialogue, toute la famille d’Elias l’interprète comme un manque de respect et même un manque de courage
Stéphanie, mère d’EliasLa mère d’Elias avait laissé du temps à la magistrature pour s’autosaisir. Reste désormais aux législateurs, selon elle, à s’atteler à réparer un lien que Stéphanie Bonhomme perçoit comme étant de plus en plus distendu entre les citoyens et l’institution judiciaire. «Ce peut être un amendement dans la loi SURE, une proposition de loi ou ne sais-je», poursuit celle qui a reçu le soutien de Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet sur ce dossier précis. «Rien aujourd’hui dans le code de la magistrature n’empêche aux juges de dialoguer avec les victimes et leurs proches. S’ils ne se saisissent pas eux-mêmes de cette demande de vérité et d’explications, alors le législateur sera à nos côtés pour que les victimes puissent obtenir dès qu’elles le demandent un rendez-vous avec les magistrats concernés, en cas de dysfonctionnement majeur observé», précise la chef de service adjointe en médecine vasculaire. Parce que ce droit au dialogue ne doit pas être l’exclusivité des dossiers dont les fautes auraient été admises par la justice elle-même, Stéphanie Bonhomme ajoute : «J’irais même plus loin. Même s’il n’y a pas de dysfonctionnement, on a parfois l’impression que la prise en charge n’a pas été bonne mais le fait que des juges expliquent leurs décisions, même celles qui sont justifiées, ne peut qu’apaiser».
Quant aux suspects du crime d’une «cruauté barbare» - «On n’a plus assez de pléonasmes», ajoute la mère d’Elias -, ils n’auraient exprimé «aucun regret. Aucun. Ils n’ont pas d’empathie».


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