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Au lendemain du dépôt du budget par le ministre des Finances, Eric Girard, le secteur forestier réagit aux mesures annoncées par le gouvernement pour l'aider à surmonter la crise qui l’afflige.
Qualifié de sobre par le ministre lui-même, l’exercice financier dévoilé mercredi par Québec devrait en principe permettre aux entreprises d'accroître leur productivité. Le gouvernement compte notamment leur injecter 365 millions de dollars sur cinq ans.
Le budget est venu chiffrer les mesures annoncées récemment par le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard, dans le cadre d'une mini-réforme du régime forestier.
Dans un contexte où les droits de douane et tarifs américains avoisinent les 45 %, les acteurs de l’industrie accueillent favorablement toutes mesures leur permettant de souffler un peu.
Le président de l'Alliance des communautés forestières, Yanick Baillargeon, demeure toutefois impatient de savoir comment les sommes promises seront redistribuées.

Yanick Baillargeon est le président de l'Alliance des communautés forestières. (Archives)
Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais
Ce que j'ai demandé, c'est de l'aide directe pour les entrepreneurs. Actuellement, avec la crise qu'on vit, ces gens-là ont moins de revenus. Ces gens-là sont en période de maintenance parce que c'est le dégel. Il y en a plusieurs qui ne réussiront pas à passer au travers, fait savoir M. Baillargeon en entrevue.
Si on veut s'assurer que cette filière-là reste structurée, ça va prendre des programmes d'aide. Idéalement, ce serait des subventions. Je n'y crois pas trop, ajoute-t-il.
Parmi les autres mesures, le budget Girard confirme l'intention d'abolir la redevance annuelle sur les garanties d’approvisionnement et de réviser le système de mise aux enchères du bois.
On salue l'effort qui a été fait, mais, malheureusement, ce n'est pas assez pour notre industrie forestière qui a vraiment un grand vent de face, déplore pour sa part le directeur général de la Coopérative forestière Ferland-Boilleau, Éric Rousseau.

Éric Rousseau est le directeur général de la Coopérative forestière Ferland-Boilleau.
Photo : Radio-Canada
Selon lui, cet exercice financier est un pas dans la bonne direction pour l’industrie forestière, mais il s’attend à plus, notamment pour combler l'augmentation du prix du Diesel, qui complexifie le transport de la marchandise.
Je mettrais aussi en lumière l'augmentation du diesel qu'on subit. On peut regarder un paquet de bois, il y a à peu près 20% qui est occupé par juste la prime diesel. Alors, c'est très important comme augmentation, signale-t-il.
La scierie Lac-Saint-Jean rouvrira temporairement
Fin janvier, à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, la Scierie Lac-Saint-Jean, une des filiales de la Coopérative forestière Ferland-Boilleau, a dû fermer temporairement en raison des conditions du marché.
Les 28 travailleurs de la Scierie Lac-Saint-Jean pourront finalement revenir au travail pour une période indéterminée dès lundi prochain. Les travailleurs vont scier le bois qui s’est accumulé dans la cour.

La scierie Lac-Saint-Jean est en arrêt de production depuis le 30 janvier en raison des droits de douane de 45% et des conditions du marché.
Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis
Éric Rousseau envisage toutefois la possibilité d’une nouvelle fermeture si les conditions ne s’améliorent pas.
Avec les informations de Mélissa Paradis


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