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Donald Trump tiendra samedi une réunion publique à Washington. Le président américain annonce déjà "le plus spectaculaire" de ses meetings, mais en coulisses on s'inquiète que cela ne tourne au fiasco, à l'image de son impopularité croissante. Même son électorat montre des signes de fatigue.
Publié le 02/07/2026 07:59 Mis à jour le 02/07/2026 09:19
Temps de lecture : 2min
Donald Trump se rend dans le Dakota du Nord pour la cérémonie d'inauguration de la bibliothèque présidentielle Theodore Roosevelt, le 1er juillet 2026. (ANDREW HARNIK / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)
Les clignotants sont au rouge, à la veille d'un meeting que Donald Trump considère comme le plus important de sa présidence. Dans son entourage, on craint en effet que les Américains ne se déplacent pas en masse, samedi 4 juillet, pour écouter le président américain, lors des célébrités marquant le 250e anniversaire de l'indépendance. Des officiels s'en sont inquiétés à CNN, sous couvert d'anonymat.
Il faut dire que sa dernière intervention à Washington, pour lancer les festivités, n'a pas été un grand succès populaire. En plan serré, il y avait du monde devant la scène dressée pour l'occasion, mais en dézoomant, la pelouse était clairsemée. Sur les réseaux sociaux, on a aussi vu des vidéos d'Américains partant dans l'autre sens, pendant que le président parlait. Visionnant les images après coup, Donald Trump serait entré dans une colère noire, selon CNN, demandant même à des officiels de la Maison Blanche de supprimer les photos postées sur Internet !
Voilà qui illustre l'impopularité persistante dont souffre le président américain. Donald Trump est plombé par la guerre en Iran et la problématique du pouvoir d'achat. Dans 120 jours, ce seront les élections de mi-mandat et l'heure tourne. Le locataire de la Maison Blanche vient d'annoncer une "convention exceptionnelle du parti Républicain" à Dallas au Texas, au mois de septembre, pour mobiliser les troupes.
Mais son électorat montre aussi des signes de fatigue. Une histoire récente l'illustre bien. Elle se passe au Texas justement, à McAllen, tout près de la frontière avec le Mexique. Une bonne sœur originaire du Nigeria, Sister Laetitia Ugboaja, s'est faite arrêter dimanche par ICE, la police de l'immigration alors qu'elle se rendait à la messe. Elle a été relâchée quelques heures plus tard, grâce à l'intervention de parlementaires Démocrates, mais aussi Républicains.
"Le contrôle de l'immigration devrait cibler de violents criminels. Une sœur catholique sur le chemin de l'église n'est pas une menace pour notre communauté" a ainsi déclaré sur Facebook la républicaine Monica de la Cruz. Ce type d'arrestation irrite l'électorat, en particulier les Hispaniques qui ont voté pour Donald Trump à la dernière présidentielle. Voilà qui pourrait peser dans les urnes, même si le redécoupage électoral au Texas devrait favoriser le parti au pouvoir.
Sur un autre sujet, Donald Trump s'est tout récemment accroché avec des sénateurs de son propre parti. Lors d'un déjeuner mercredi, le ton est monté. En cause, notamment, le Save America Act, une législation imposant aux Américains de présenter une pièce d'identité pour voter. Le président y tient absolument, mais ça ne passera pas a fait savoir John Thune, le président du groupe Républicain au Sénat.
Et le locataire de la Maison Blanche ne peut pas non plus complètement compter sur la Cour suprême, malgré la nomination de juges conservateurs. En témoigne le décret remettant en cause le droit du sol retoqué cette semaine par la plus haute juridiction américaine. Un revers pour un président qui, même dans son propre camp, a donc du mal à remporter l'adhésion.


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