La promesse est alléchante. «Le futur est pour tout le monde», déclame Mark Zuckerberg, dans un long texte publié en ligne lundi soir. Le directeur de Meta promet l’abondance: grâce à une super-intelligence artificielle (IA), grâce à des agents qui travailleront pour nous en permanence, nous mènerons une vie harmonieuse, en étant libres, en sécurité et en bonne santé. De telles prédictions de la part d’un dirigeant d’un empire de l’IA ne sont pas nouvelles. Régulièrement, Sam Altman, directeur d’OpenAI, Dario Amodei, d’Anthropic ou Demis Hassabis, de Google, promettent la lune. Mais dans la «philosophie» (c’est son terme) que Mark Zuckerberg veut développer se cachent plusieurs points hautement problématiques.
Il y a d’abord une hypocrisie majeure concernant sa propre omnipotence. Le responsable écrit que «si le pouvoir de la super-intelligence est détenu par un petit nombre d’individus, d’entreprises, de gouvernements ou par l’IA elle-même, cela entraînera inévitablement des conséquences moins favorables», ajoutant qu'«une super-intelligence unique et bienveillante n’existe pas». Certes. Mais juste en dessous, Mark Zuckerberg affirme que Meta est l’entreprise principalement chargée de construire la «super-intelligence personnelle pour tout le monde». Il dénonce la puissance des très grandes institutions tout en faisant de Meta celle qui doit fournir cette technologie à des milliards de personnes.


1 week_ago
40




















.jpg)






French (CA)