NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Depuis maintenant 20 ans, le Festival intime de musique classique des Bergeronnes transforme chaque été ce coin de la Haute-Côte-Nord en rendez-vous culturel unique. Portée par des bénévoles dévoués, cette tradition témoigne d’une profonde solidarité citoyenne et d’un amour du patrimoine contagieux.
Il y a quatre ans, par pur hasard, Pierre Lafrenière et Nicole Laurin assistent à un concert dans l’église en bois Notre-Dame-de-Bon-Désir aux Bergeronnes.
Pour le couple venu de Repentigny, le coup de cœur est instantané. On a été tellement agréablement surpris qu’à tous les ans, quand on bâtit nos voyages, on le fait en conséquence des dates du festival, confie Pierre Lafrenière.
Pour le visiteur, la qualité remarquable de ce qui est présenté dans un si petit village a de quoi impressionner. Ce n'est pas quelque chose laissé au hasard, il y a quelque chose de magique, observe-t-il.
Au-delà d’être des virtuoses, ce sont de grands humains
Cette année, le thème choisi pour la 20e édition, Nos voix, nos racines s’incarne d’abord dans les artistes invités. Notamment, Élisabeth St-Gelais, chanteuse soprano de Pessamit, et Benoît Gauthier, fondateur et chef de l’orchestre symphonique de la Côte-Nord, et président d’honneur du festival.
Toutefois, le programme ne se limite pas aux frontières régionales, et se veut même audacieux par moment. La présence du guitariste et professeur de yoga Marc-Étienne Leclerc en témoigne. En plus d’animer une prestation plus traditionnelle, il propose aussi une séance unique de yoga musical.
Ces choix ne doivent rien au hasard. L’Odyssée artistique, qui organise l’événement, ne choisit pas les musiciens uniquement pour leurs prouesses musicales.
Au-delà d’être des virtuoses, ce sont de grands humains, remarque la fondatrice de l’organisation et présidente du conseil d’administration du festival, Nathalie Ross, elle-même musicienne de formation.
Pour un festival qui place le caractère intime au cœur de son ADN, les qualités humaines et musicales sont tout aussi cruciales pour faire vibrer les Bergeronnes.
L’art de briser la distance
Le mot intime n’est pas anodin. Le festival est façonné pour briser les barrières traditionnelles entre les musiciens et le public… mais aussi entre les visiteurs et les gens de la place.
Les concerts n’ont rien de rigide ni de froid. Les artistes échangent spontanément avec le public, partageant anecdotes et explications, selon Nathalie Ross. L’auditoire devient alors un élément de la performance, dont l’enthousiasme et l’écoute active ne discrimine pas que ce soit un artiste reconnu ou émergent, a-t-elle remarqué.
Cette ambiance conviviale se prolonge naturellement à travers des activités qui réunissent festivaliers, musiciens et bénévoles.
Au-delà de la musique, c’est précisément cette chaleur humaine qui ramène Pierre Lafrenière et Nicole Laubin aux Bergeronnes chaque année, tant ils s’y sentent bien accueillis.
Quand on arrive ici, on se sent en famille, on se sent chez nous.
Une tradition que le couple n’est pas près d’abandonner. Est-ce qu’ils comptent revenir pour les prochaines éditions? Tant que Dieu va nous prêter vie, oui, affirme avec conviction Pierre Lafrenière.
Un amour citoyen
Depuis 2006, ce petit village de la Haute-Côte-Nord accueille musiciens, bénévoles, mélomanes et visiteurs curieux l’espace de cinq jours, et ce, chaque année.
À l’origine de cette aventure : l’émerveillement d’une musicienne pour l’église du village. Ce qui la rend spéciale selon Nathalie Ross? Son acoustique extraordinaire, un constat aujourd’hui partagé par bénévoles et visiteurs sondés.
Je me disais : il faut la mettre en valeur cette église-là, c'est magnifique!
Cet amour du patrimoine et le désir de le faire rayonner se sont vites propagés dans la communauté. Nathalie y croit beaucoup et elle le transmet, confie son mari, Jacques Gagné, trésorier du festival depuis les tout débuts.
Derrière ces cinq jours de musique se cache en effet une équipe de bénévoles passionnés, animés par la volonté de faire vivre la vie culturelle dans leur coin de pays. C’est très important qu’on garde la culture en région, affirme avec conviction Luce Robert, qui s’implique depuis plus d’une dizaine d’années.
Un ancrage communautaire au-delà de la scène
Aujourd’hui, le festival jouit d’une notoriété, autant chez les mélomanes que chez les musiciens, et d’une bonne santé financière.
Ce succès repose toutefois sur un travail de l’ombre rigoureux, à commencer par la quête constante de subventions, sans quoi l'organisation ne pourrait pas y arriver, notent Luce Robert et Jacques Gagné.
Si le contexte a forcé une augmentation du prix des billets cette année, remarque le trésorier, la réponse du public témoigne d’un attachement profond. Les gens nous disent ’il ne faut pas que ça meure, donc on est prêt à payer’ , assure-t-il.
Mais la véritable force de l’Odyssée artistique réside dans son ancrage communautaire et sa philosophie de mutualité avec les autres organismes du coin. Par exemple, au fil des ans, l’organisation a fait l’acquisition de beaucoup d’équipements qu’elle prête gratuitement à la communauté.
Grâce à cette solidarité circulaire, l'effervescence ne s’éteint jamais vraiment aux Bergeronnes et dans les environs. D’ailleurs, l’Odyssée artistique se prépare pour son autre grand rendez-vous de l’été : les soirées On JAZZ sous la lune, dont la 19e édition se déroulera aux Escoumins en août.


1 day_ago
27



























.jpg)






French (CA)