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L’historienne franco-manitobaine Diane Payment est décédée le 25 janvier dernier. Originaire de Saint-Vital, au Manitoba, elle a consacré sa carrière à faire rayonner l’histoire des Métis et des francophones de l’Ouest et du nord du Canada. Elle laisse derrière elle une grande empreinte, selon ses homologues.
Diane Payment s’est fait remarquer en intégrant Parcs Canada en tant qu’historienne et spécialiste des ressources culturelles. C'était une chose rare pour une chercheuse franco-manitobaine à l’époque.
C’était vraiment [encourageant] de savoir qu’il y en avait d’autres qui œuvraient dans le domaine des études des francophones, explique Philippe Maillot, ancien directeur général du Musée Saint-Boniface.
Ce dernier considère l’historienne comme son mentor et décrit sa mort comme une perte pour la communauté d’historiens et d’historiennes.
Son influence n’est pas seulement ici au Manitoba,mais vraiment à la grandeur du Canada et pour tous ceux qui s’intéressent à l’histoire des Métis.
Son ouvrage phare, The Free People - Li Gens Libres est une référence littéraire de l’histoire de la communauté métisse. Cet ouvrage est le résultat de trente ans de recherches documentaires.
À travers cette recherche, Diane Payment invite les lecteurs à comprendre plus en profondeur, l’histoire de la culture métisse et met en avant la résilience de la communauté de Batoche en Saskatchewan.
Une femme, plusieurs vies
L’historienne a porté plusieurs chapeaux au cours de son parcours professionnel. En tant que spécialiste de l’histoire des femmes métisses, Diane Payment a dirigé des conférences à ce sujet dans des universités canadiennes et américaines.
Membre de l’Union nationale métisse, elle a été l’une des figures clés de la préservation de la mémoire de la figure historique Louis Riel, père fondateur du Manitoba. Elle est d'ailleurs née à Saint-Vital, près de la maison familiale des Riel.
Elle a également été présidente de La Société historique de Saint-Boniface et membre du Conseil du patrimoine du Manitoba pendant plus de dix ans.
Philippe Maillot se souvient d’elle en tant qu'une femme calme et toujours méticuleuse dans ses affaires.
De son côté, Gilles Lesage, ancien directeur général de la Société historique de Saint-Boniface n’a aucun doute sur la force de son héritage.
Je suis certain que ses livres et ce qu’elle a publié vont continuer à avoir un impact, assure-t-il.


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