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Battue aux élections municipales et intercommunales 2026, Christine Salmon, ex-maire des Monts d'Aunay, a décidé de mettre fin à son engagement politique local, à partir du 28 mai.
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Par Nathan Blouin Publié le 23 mai 2026 à 20h50
Christine Salmon s’apprête à tourner la page. Et pas n’importe laquelle : une page longue de 18 ans, soit la durée depuis laquelle elle a entamé son engagement politique local, à la mairie de Roucamps.
Mais, successivement battue aux élections il y a quelques semaines pour être réélue maire des Monts d’Aunay puis devenir présidente de Pré-Bocage Intercom, celle qui est pourtant depuis toujours conseillère municipale et communautaire s’apprête à mettre fin à tous ses mandats.
Les élections de l’intercom, le déclencheur
Une décision qui devrait prendre effet à partir du jeudi 28 mai 2026, date de l’élection de la nouvelle présidence du SEROC, à laquelle l’actuelle présidente a finalement renoncé à se présenter.
J’aurais pu le faire en tant que conseillère communautaire, mais je ne l’ai pas souhaité. Je vais procéder à l’installation du nouveau conseil syndical puis je mettrai fin à ma carrière politique locale.
Une décision que l’ancienne maire des Monts d’Aunay explique avoir prise suite au résultat des élections de l’intercom, où elle s’est inclinée de quelques voix face à la maire de Villers-Bocage, Stéphanie Leberrurier.
Cela a été le moment déclencheur, j’ai compris qu’on ne voulait plus de moi. Et au conseil municipal, dans l’opposition, on a un rôle limité, sans pouvoir réellement participer aux projets. Je suis quelqu’un de positif, je n’ai pas envie de vivre cette négativité à devoir constamment chercher la petite bête, être dans la confrontation… Pour ma santé aussi, ce n’est pas bon.
« Je pense que c’est un peu injuste »
Ce résultat aux Municipales s’est avéré particulièrement difficile à « digérer ».
Je pense que c’est un peu injuste, je ne crois pas qu’il y ait beaucoup d’équipes municipales qui laissent les clés de leur commune avec un excédent, 22 millions d’euros d’investissement sans toucher au budget communal, avec des choses primordiales pour une ville comme la rénovation de l’école, des réseaux d’eau, le cinéma, la crèche, le stade de football, l’arrivée d’un dentiste… Je suis très fière du travail de mon équipe. Après c’est le jeu des élections, c’est la vie.
« Il y a des hauts et des bas »
Aujourd’hui, Christine Salmon confie être encore touchée par cette période.
Il y a des hauts et des bas. Quand on passe d’un agenda plein à presque plus rien, puisque j’avais démissionné de mon emploi privé fin 2018 pour me consacrer pleinement à mon rôle d’élue, cela touche forcément. Et cela blesse aussi quand on voit que des gens continuent de s’acharner sur sa personne encore maintenant, en particulier sur les réseaux sociaux. Heureusement, j’ai aussi reçu beaucoup de messages de soutien, de la bienveillance.
Désormais, ou plutôt d’ici quelques jours, ce sera le retour à la vie civile, huit ans après. Et celle qui avait d’abord travaillé dans le commerce en tant qu’ingénieure commerciale puis dans la gestion administrative compte bien s’appuyer sur son expérience d’élue et dans la gestion des déchets au SEROC pour retrouver du travail.
Je suis ouverte à tout, avec toujours un fort intérêt public, après autant d’années à essayer d’œuvrer pour le collectif. Sur le plan politique, pour l’avenir, je ne me ferme à rien, il ne faut jamais dire jamais. Et même si je ne serai plus au conseil, je serai attentive à la suite, dans l’espoir que la nouvelle équipe me donne tort, en œuvrant au mieux pour la commune, avec ses propres idées, et en menant des projets en consultant les habitants comme elle s’y est engagée.
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