La politique, à l’ère d’internet et de sa progéniture, est une affaire de pros. Entrepreneurs, mandarins ou manitous branchés. Ingénieurs du chaos, comme dit Giuliano da Empoli. Dans les pays où le vote est libre, la masse des électeurs est une pâte à pétrir, la data, les données, que des sociologues informatisés, avant et après, mettent en graphes et en tableaux pour les ausculter dans une langue que personne ne parle vraiment. Femmes et hommes se dissolvent en chiffres.
Pour les entendre, la littérature est peut-être une meilleure piste. Et puisqu’il est question des retentissantes élections allemandes où triomphe l’extrême droite, Bernhard Schlink est un bon guide. L’écrivain octogénaire a publié il y a 5 ans La Petite-fille (Die Enkelin), un roman qui s’aventure sur ces chemins douloureux.


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