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pendant que les agriculteurs se battent pour leur survie Macron reçoit, en cachette, JBS, plus grand exportateur brésilien et plus grand bénéficiaire du Mercosur.
Les médias français n'ont pas UN mot sur cette réunion…
Genre l'important est de caser du vaccin. pic.twitter.com/jqqojlnwg3
Le 27 novembre 2025, Emmanuel Macron a reçu à l’Élysée un groupe de patrons de l’agro-industrie brésilienne, dans le cadre d’un forum d’affaires organisé par le groupement brésilien LIDE. Cette rencontre n’était initialement pas inscrite à l’agenda public du président sur le site de l’Élysée, ce qui a été qualifié de « discrète » par plusieurs observateurs.
Parmi les invités figurait José Batista Junior (dit « Junior »), fils du fondateur et ancien dirigeant pendant 30 ans de JBS, le plus grand producteur et exportateur mondial de viande bovine. Il dirige aujourd’hui JBJ, une entreprise d’élevage bovin liée à la famille Batista. JBS est effectivement considéré comme l’un des principaux bénéficiaires potentiels de l’accord UE-Mercosur, car il domine la production de viandes haut de gamme brésiliennes exportées vers l’Europe.
Selon une étude de Greenpeace citée dans l’article, l’accord pourrait générer jusqu’à 1,7 milliard d’euros de bénéfices supplémentaires avant impôts pour JBS d’ici 2040, grâce à l’augmentation des quotas d’exportation de bœuf à tarifs réduits (99 000 tonnes supplémentaires à 7,5 % de droits de douane).Cette rencontre s’est déroulée le jour même où l’Assemblée nationale votait une résolution (à une large majorité) demandant au gouvernement de bloquer l’accord UE-Mercosur, en raison de ses impacts sur l’agriculture française (concurrence déloyale, normes environnementales et sanitaires inférieures).
L’Élysée a justifié la réunion par la volonté d’attirer des investisseurs en France, sans commenter les échanges précis. Un participant brésilien a toutefois indiqué que Macron « soutient l’accord Mercosur-UE, avec des conditions déjà connues ».Le sujet a été peu relayé par les grands médias français traditionnels à l’époque, mais il a circulé sur les réseaux sociaux alimentant les critiques sur un « double discours » de Macron : opposition publique ferme à l’accord (pour protéger les agriculteurs français), tout en maintenant des contacts avec les bénéficiaires potentiels côté sud-américain.
Macron s’oppose officiellement à l’accord « en l’état » depuis des années, exigeant des clauses miroirs (réciprocité des normes) et des safeguards robustes. Il a contribué à obtenir un report de la signature prévue en décembre 2025 à janvier 2026, avec le soutien de l’Italie. Cependant, des agriculteurs et ONG y voient une incohérence, surtout dans un contexte de crise agricole française (mobilisations contre le Mercosur et la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse).JBS est par ailleurs critiqué pour son implication dans des scandales (corruption, déforestation illégale en Amazonie via sa chaîne d’approvisionnement), ce qui renforce les oppositions à l’accord.En résumé, la rencontre a bien eu lieu de manière discrète, et JBS est effectivement un acteur majeur qui profiterait massivement du Mercosur. Cela illustre les tensions autour de cet accord controversé.
JBS, le plus grand producteur et exportateur mondial de viande bovine, est régulièrement accusé de contribuer massivement à la déforestation de l’Amazonie, principalement via son immense chaîne d’approvisionnement en bétail au Brésil.L’élevage bovin est le principal moteur de la déforestation en Amazonie (environ 80 % des terres déboisées servent à des pâturages). JBS domine le marché brésilien et achète des millions de têtes de bétail par an, dont une grande partie provient de régions amazoniennes.
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