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Depuis le 12 janvier, les membres de l’équipe nationale masculine de hockey sont en Alberta afin d’affronter des équipes de la ligue universitaire (USPORTS) et de la Ligue collégiale de l’Alberta (ACAC).
Perry Pearn, d’Edmonton, est l’entraîneur de l’équipe chinoise. Il connaît bien l’ACAC, car il a été l’entraîneur des Ooks du Collège NAIT, durant 15 saisons.
Je savais qu’il y avait sept équipes de hockey au sein de la ligue, ce qui signifie que, chaque fin de semaine, une équipe n’a pas de match. J’ai donc proposé aux équipes qui avaient congé de disputer des matchs amicaux, ce qui a été accepté, dit l’entraîneur qui a aussi passé 21 saisons comme entraîneur adjoint dans la LNH.
En plus de leurs matchs contre des équipes albertaines (NAIT, Augustana, Portage et Concordia), les Chinois ont affronté à deux reprises l’équipe du Collège Briercrest de la Saskatchewan, et les Griffins de MacEwan, pour un total de neuf rencontres.
Nous en avons gagné quelques-unes, nous en avons perdu quelques-unes, mais l’important c’est que nous avons toujours disputé des rencontres serrées.
Perry Pearn est aux commandes de l’équipe chinoise pour une deuxième saison, après avoir été à la tête de l’équipe japonaise et consultant pour l’équipe italienne.
Ce que j’aime d’être entraîneur à l’international, c’est que c’est un travail qui ne dure pas toute l’année, affirme l’homme de 74 ans. Je pars là-bas deux mois, toute mon attention est portée vers le hockey, je suis loin de la maison et je n’ai aucune distraction. Quand c’est terminé, je reviens à Edmonton et je peux être un grand-père, un père et un frère pour ma famille, ajoute-t-il.
Quand il n’est pas avec l’équipe chinoise, l’entraîneur d’expérience tente de laisser des devoirs aux joueurs, mais c’est difficile, car la majorité d’entre eux évoluent au sein de la Ligue de hockey chinoise (CIHL), une ligue qui n’est pas assez forte, selon Perry Pearn.
C’est un défi, car le niveau de la ligue ne leur permet pas de se développer et c’est facile pour eux de rapidement prendre de mauvaises habitudes, confie l’entraîneur-chef.
Contrairement à la formation chinoise qui a pris part aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin en 2022, tous les joueurs de l’équipe n’ont uniquement que la nationalité chinoise.
En 2022, la majorité des joueurs de l’équipe avaient une double nationalité, car l’équipe voulait bien performer, maintenant le but est le développement des joueurs locaux, affirme Pearn.
C’est difficile, car l’équipe s’améliore quand je suis là, mais prend des pas de recul quand je n’y suis pas et chaque fois, il faut un peu recommencer, convient l’entraîneur.
Des entraînements individualisés
Un autre défi auquel doit faire face l’entraîneur canadien en Chine est la façon dont les jeunes joueurs apprennent à jouer au hockey.
Quand ils apprennent à patiner, ils ont des entraîneurs personnalisés, un peu comme ici au patinage artistique. L’entraîneur leur apprend à patiner, à tenir le bâton, à faire des passes. Ce n’est que plus vieux qu’ils ont la chance d’appliquer ce qu’ils ont appris au sein d’une équipe, confie Perry Pearn.
Cela crée des lacunes, car les joueurs n’ont pas une même vision du jeu et leur QI hockey n’est pas au même niveau que celui de joueurs de plusieurs autres pays, ajoute l'entraîneur.
Les Chinois n’ont pas la chance de voir beaucoup de matchs de la LNH, car ceux-ci ne sont pas vraiment accessibles à la télé ou sur Internet. Les Oilers nous ont reçus pour un de leur match à la Place Rogers et c’était la première fois que la majorité de nos joueurs voyaient une partie de la LNH, révèle l’entraîneur.
De bonnes relations entre la Chine et le Canada
Perry Pearn dit que le froid qui existe entre la Chine et le Canada au niveau politique n’a aucune influence sur son travail.
Les Chinois savent que le Canada a une expertise en hockey et que je suis là pour les aider, indique Perry Pearn.
Il dit aussi que son équipe a reçu un très bon accueil partout où elle est passée durant son périple d’un mois dans l’Ouest canadien. En plus de disputer sept rencontres, l’équipe chinoise s’est entraînée à l’aréna Silent Ice de Nisku pendant son séjour.
Les femmes sont à surveiller
La Chine a la réputation de s’impliquer à fond quand elle décide de s’investir dans un sport.
Nous n'en sommes pas encore là, croit Perry Pearn, mais ça pourrait venir et on pourrait voir dans quelques années la Chine monter au classement mondial.
Pour l’instant, l’équipe chinoise se retrouve au 25e rang mondial et se prépare pour le prochain Championnat du monde où elle joue en division 1B avec la Roumanie, la Corée du Sud, l'Estonie, l'Espagne et les Pays-Bas.
L’équipe féminine est en meilleure posture, affirme Perry Pearn, car il n’y a pas autant de pays où le sport est populaire. On retrouve les Chinoises au 12e rang du plus récent classement mondial de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF).


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