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Le président de l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec continue de sonner l’alarme sur l’état des infrastructures routières en province, alors qu’il note un manque d’investissements en infrastructures.
Marc-André Martin ne mâche pas ses mots, il considère que l’état des lieux sur le réseau routier n’est pas reluisant.
Tout ce qui est de juridiction provinciale, la gestion des infrastructures, c'est une catastrophe. Écoutez, au niveau du réseau routier, le gouvernement de la CAQ a complètement échappé le réseau, on a frappé le mur, a-t-il affirmé en entrevue à l’émission Toujours le matin.
Il estime que ce problème, qui est structurel, est notamment causé par une politisation de l’entretien des infrastructures.
L'argent est drainé vers de gros projets où on peut faire du capital politique plutôt que de s'occuper de ce qu'on a déjà, déplore-t-il.
M. Martin, estime que les conséquences pourraient être graves si la situation n’est pas rectifiée, il prend comme exemple le ponceau qui s’est récemment affaissé sur l’A-40 à l’ouest de Berthierville.
Est-ce normal sur la plus grosse autoroute du Québec, l'autoroute 40, qu'on a des ponceaux qui sont en catégorie E, c'est-à-dire la pire catégorie des ponceaux qui s'affaissent, c'est la personne qui tombait à pelouse qui s'en est aperçu, sinon on aurait pu avoir des morts, affirme-t-il.
L’ingénieur déplore qu’en ce moment, si on faisait 100 % de ce qui est programmé, le réseau continuerait à se détériorer tout de même parce qu'on ne fait pas assez de travaux et que cela pourrait même mener à des fermetures à plus long terme.
Bientôt, la question, ça va être : quelle route devons-nous fermer? Quel pont devons-nous condamner?, ajoute-t-il.


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