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Par Annelot Huijgen, à Anglet (Pyrénées-Atlantiques)
Le 17 juillet 2026 à 20h00
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DÉCRYPTAGE - Ils demandent l’instauration d’un système d’indemnisation similaire à celui utilisé pour les animaux tués par les ours et les loups, deux autres espèces protégées.
« Mes enfants sont arrivés en criant “ama, ama” (maman en basque, NDLR). J’ai tout de suite su ce qui se passait… », se remémore Annick Veschembes. Cette éleveuse de blondes d’Aquitaine à Domezain-Berraute, à une heure de route de Bayonne, se souvient du 17 mai dernier comme si c’était hier : « une génisse avait vêlé dans le champ à côté de la ferme et le veau était en pleine forme. Quand nous avons entendu les cris des vautours et vu les vaches affolées, mon mari et moi avons accouru munis de bâtons. Les dizaines de vautours sont partis, mais ils avaient déjà tué le veau en enlevant ses yeux et en trouant son flanc. C’était extrêmement violent », s’émeut-elle. Depuis son installation en 2020, cette éleveuse a pourtant déjà vécu six attaques, dont la dernière, avortée, il y a à peine un mois.
« Jusqu’à maintenant, les vautours ne s’intéressaient qu’aux animaux vulnérables, que ce soient des vaches, des brebis ou des chevaux. Ces dernières semaines, on nous remonte de plus…


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