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L’avenir s’éclaircit pour l’école d’immersion française de Trois-Pistoles. Une relance des activités est prévue dès juin 2026, confirme le maire Maurice Vaney. « La relance d’un projet d’école, je pense que ça va remuer les fibres de notre population. » Au cours des derniers mois, une entente de trois ans s’est confirmée avec l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).
Les activités reprendront modestement à l'occasion d’une première session estivale qui comptera environ 45 étudiants, explique M. Vaney. Avant 2020, l’école d’immersion française de Trois-Pistoles pouvait accueillir de 200 à 250 personnes par session durant l’été.
L’objectif sera ensuite de faire croître le nombre d’étudiants jusqu'à 65 au cours de deux sessions, pour l’été 2027. Espérons que cette relance va amener des cohortes d’étudiants un peu plus nombreuses pour les années subséquentes, ajoute le maire de Trois-Pistoles.
Ce redémarrage, qualifié de prudent par Maurice Vaney, donnera l’occasion au milieu pistolois de s'allier avec un nouveau partenaire, l’UQAR, dans une vision de développement régional, sur une période de trois ans. Des évaluations seront réalisées pour trouver des façons d’améliorer le projet.

Le maire de Trois-Pistoles, Maurice Vaney, souligne que l'école d'immersion française a de nombreuses retombées pour la communauté.
Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron
La totalité des étudiants de l’école d’immersion française de Trois-Pistoles étaient hébergés par des familles d’accueil, ce qui rendait cette expérience unique, estime le maire, qui a été directeur de l’école d'immersion pendant une vingtaine d’années.
Ça fait trois ans qu’il n’y a pas eu de programme à Trois-Pistoles, donc on veut repartir ça sur des bases prudentes, revivifier le réseau des familles d’accueil et voir quelle est la capacité d’accueil au fur et à mesure que la relance va se développer.
Le contexte de recrutement des familles d’accueil a changé au cours des dernières années, souligne M. Vaney. La population vieillit et les nouvelles familles n’ont pas nécessairement l’espace nécessaire pour accueillir des étudiants, ce qui pourrait compliquer la reprise des activités de l’école d’immersion.
Une annonce imminente
Une offre d’emploi publiée par le Centre local de développement des Basques le 20 janvier arbore le logo de l’UQAR et laisse peu de place à l’interprétation. On y recherche un coordonnateur ou une coordonnatrice afin d’assurer l’accueil et l’intégration des étudiants, les activités socioculturelles, l’administration et les communications.

Les cours de francisation étaient donnés à l'école secondaire de Trois-Pistoles. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
L’UQAR n’a pas souhaité accorder d’entrevue à ce sujet. Étant donné que plusieurs acteurs sont interpellés, une conférence de presse aura lieu dans les prochaines semaines pour discuter du projet. Selon nos informations, cette annonce est prévue au début du mois de mars.
En octobre 2024, l’Université Western en Ontario a mis fin au programme d’immersion en langue française à Trois-Pistoles, après plus de 90 ans d’activité. Cette nouvelle a causé un choc dans la communauté de Trois-Pistoles, qui s’est ensuite mobilisée afin de conserver cet acquis et de trouver une solution pour relancer l’école.
Le rapprochement avec l’UQAR avait été amorcé par le conseil municipal mené par l’ex-maire Philippe Guilbert.
L'établissement universitaire ontarien affirmait que le programme n'était plus en phase avec les priorités stratégiques de l'Université Western. Il avait aussi évoqué un manque de familles d’accueil pour héberger les étudiants.


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