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Le Pape Léon XIV et le Concile Vatican II :
« Une compréhension claire protège contre les abus qui se sont produits dans l’Église ».
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Assez d'abus dans la célébration des messes. Hier Léon XIV a fait de lui l’une des alarmes les plus ressenties par le front conservateur de l’Église et qui a caractérisé l’action du pontificat de Benoît XVI. Dans la catéchèse prononcée lors de l’audience générale d’hier, le pape s’est concentré sur la réforme liturgique découlant du Concile Vatican II, arguant qu’« une compréhension correcte de celui-ci permet également de rejeter les abus qui se sont produits dans certaines régions de l’Église dans la saison post-conciliaire, et que cela se produit malheureusement encore aujourd’hui ».
Une préoccupation analogue à celle de Ratzinger qui a dénoncé à plusieurs reprises « des déformations de la liturgie à la limite du supportable » et sa régression « au niveau du cercle villageois ». Sur les spectacles de la messe vient maintenant aussi le rejet de Prevost qui, par ailleurs, a rappelé comment la réforme est "mise dans le sillage de la tradition vivante de l’Église". Un coup aussi du soi-disant « esprit du Concile » soutenu par ceux qui interprètent l’assemblée comme une sorte d’année zéro de l’Église. Les paroles de Léon, d’autre part, vont en direction de l’interprétation ratzingérienne de « l’herméneutique de la continuité » qui nie l’idée d’une rupture entre l’Église préconciliaire et l’Église post-conciliaire. Entre autres choses, hier, le Pontife a également déclaré que « la participation des fidèles ne peut pas être passive parce que les gestes et les paroles de la liturgie sacrée sont décisifs » pour vivre « la vraie relation avec Dieu ».
Tout en reconnaissant l’existence de problèmes dans son application, la catéchèse papale a défendu la réforme liturgique issue de Vatican II, motivant son origine de la « nécessité de rendre la richesse des textes bibliques et des prières plus accessible à tous les fidèles ». La révision des livres liturgiques souhaités par le Concile est née avec « le plus grand respect du patrimoine de la tradition » et « afin de le rendre plus utilisable ».
Des mots probablement importuns pour les schismatiques léfèbriens qui refusent de célébrer et même d’assister aux messes de Novus Ordo.
La question liturgique est particulièrement brûlante dans l’Église et ces derniers temps Leo est intervenu à plusieurs reprises sur le sujet. Dans une récente lettre envoyée au cardinal Arthur Roche pour une conférence tenue aux États-Unis, Prevost avait déjà mis en garde contre le risque d'abus liturgique, écrivant que "pour promouvoir une digne célébration des saints mystères, nous devons souligner la nécessité de la fidélité aux textes et aux dispositions approuvés". La semaine dernière, cependant, la mention de la valeur du chant grégorien. L’attention du monde catholique reste forte également à la lumière du débat sur les restrictions à la messe tridentine introduites par François et toujours en vigueur. En mars, Léo a toutefois demandé aux évêques français "des solutions concrètes qui permettent d'inclure généreusement les personnes sincèrement liées au Vetus Ordo".


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