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Lorsqu'on le rencontre à Reyers, Benjamin Deceuninck revient tout juste de Croatie pour un match amical des Diables, après avoir posé ses valises sur la terre ocre de Roland-Garros et juste avant de traverser l'Atlantique avec le Mondial de foot en ligne de mire. Costaud ? L'habitude. Il enchaîne ces marathons sportifs depuis 2004, même s'il s'agit, ici, de sa première Coupe du monde "en présentiel". "C'est un rêve de gamin de commenter les Diables au Mondial. J'ai le temps de me projeter, je sais ce que j'allais avoir à faire. Je me suis organisé et préparé mentalement. Je fais aussi du sport tous les jours : foot, tennis, padel, vélo, natation, etc.", explique-t-il, "fit" dans son tee-shirt à la mode.
Benjamin Deceuninck, ici en 2025, a commenté une nouvelle fois Roland Garros cette année.Ce jeudi 4 juin, son agenda de l'après-midi est noirci d'interviews et il a débarqué avec une heure en retard sur l'horaire de départ, sans vraiment savoir quelle serait la thématique de l'entretien, hormis une question principale glissée en amont à son attaché de presse : à part le sport, quelle autre passion fait battre le cœur du journaliste ? "Le foot", se marre-t-il, assis à l'intérieur d'une salle de réunion du nouveau siège ultramoderne de la RTBF. Avant de réfléchir : "J'ai besoin d'écouter de la musique. Quand je travaille, quand je fais du sport. Ça m'apaise, ça m'aide à me concentrer. J'en ai vraiment besoin."
Lee Greenwood, le "fabulous" chanteur "préféré" de Trump qui vend des bibles à 100 dollarsUltra-fan des Beatles
Avec son premier argent de poche, vers 12 ans, le petit Benjamin s'est empressé de glaner des disques. Et en particulier, ceux d'un petit groupe de rock du nord de l'Angleterre portant complets, cravates fines et coupes au bol : les Beatles. Vous connaissez ? "C'est le premier groupe sur lequel j'ai flashé… J'ai souvent un rapport plus fort aux mélodies. C'est d'abord la mélodie qui va m'attirer avant de me concentrer sur les paroles. Je suis encore fan d'eux. La chanson que j'ai le plus écoutée dans ma vie, c'est "Golden Slumbers" la 14 d'Abbey Road", lance celui qui est né en 1978, soit neuf ans après la sortie de l'album. Sans surprise, il s'est régalé en regardant la série documentaire Get Back sur Disney + et s'est même rendu en pèlerinage avec compagne (la journaliste de la RTBF Élodie de Sélys) et enfants sur les bords de la Mersey, à Liverpool, pour leur transmettre sa passion.

Dans ce domaine, Benjamin Deceuninck a davantage été influencé par sa mère que par son paternel qui "écoutait exclusivement" du classique. "Elle, c'était plus Simon and Garfunkel. Elle m'a emmené à mon premier concert aussi." Celui de Jean-Jacques Goldman à Forest National en janvier 1989. "Je m'en souviens, c'est le premier grand concert. Avant, j'avais vu Chantal Goya et Henri Dès", rembobine celui qui dit rester "très attaché" à Michel Berger, Daniel Balavoine et France Gall.
Tour de France 2026 : dix bons livres pour s'échapper durant la Grande BouclePar la suite, adolescence oblige, il s'est un chouïa encanaillé. Il avoue être passé à côté de la vague hip-hop des années 90. "Sauf IAM et NTM, comme tout le monde." Il a par contre beaucoup écouté du rock, et "même du metal". Il liste les Smashing Pumpkins, U2 à qui il voue une sorte d'"amour-haine", Radiohead, The Offspring, The President of the USA, Cranberries, Jeff Buckley, ou encore Rage Against The Machine. Il a "perdu des chaussures" sur "Killing the name" en beuglant en choeur avec Zack de la Rocha. Et chez les Belges ? Il y a eu dEUS, KS Choice et Marka. "La poupée barbu", est d'ailleurs la première chanson qu'il a apprise à la guitare. "L'avant-dernière sans doute aussi…"

Côté festival, il se souvient d'un Werchter mémorable vers 18-19 ans avec ses potes. L'affiche : les Cranberries, Jeff Buckley, dEUS, Body Count, REM, The Cure. Le même jour… "On était tellement cramés à la fin, qu'on a eu du mal à écouter REM. Je me dis aujourd'hui que j'aurais dû plus en profiter…" Ce qu'il s'est échiné à faire ces deux dernières années avec son épouse, très penchée culture, qui l'entraîne régulièrement au théâtre et au cinéma. "Je suis plus attaché à la culture grâce à elle je pense. On a vu Bruce Springsteen, Paul McCartney, Alain Souchon, Véronique Sanson, Bob Dylan, Paul Simon, Oasis à Wembley l'été dernier… On s'est dit : il ne faut pas louper tous ces artistes, car ils ne repasseront peut-être pas. Même, nous, on est à l'abri de rien…"
Intime festival 2026 : cinq événements à ne pas raterDans sa bucket list, il a aussi pu biffer le show de Stromae au Madison Square Garden, durant son voyage de noces. "Quand les Américains se lèvent pour Stromae, c'est un peu la même fierté que lorsque les Diables gagnent un match de foot." Ah, tiens, et, au fait, plutôt les "Corons" ou le "You'll Never Walk Alone". "Les chansons de stade peuvent vite me taper sur les nerfs. Elles sont très belles, comme "Seven Nation Army", mais à force de les entendre dans tous les stades… Après "You'll Never Walk Alone" à Liverpool et encore plus au Celtic Glasgow, c'était ouah…"

Il frissonne de la même façon aujourd'hui en écoutant Tamino, se dit "fier", "impressio
"The Bear" : notre critique de la dernière saisonnné" par la faculté d'Angèle "à déjà se renouveler" et a vu Damso mettre le feu aux Ardentes. Ce sont ses enfants qui tendent désormais le bâton du passeur. "Je me force. Je me dis : allez, j'écoute, j'écoute, j'écoute. Je ne me dis pas toujours je vais réécouter (rires), mais c'est bien de m'intéresser à ce qu'ils écoutent."

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