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Selon France assureurs, les cotisations pour les assurances-vie ont atteint 17,6 milliards d’euros, un record pour un mois d’avril.
Passer la publicité Passer la publicitéLes épargnants français ont massivement placé leurs économies en assurance-vie au mois d’avril, sur des contrats vus comme plus rémunérateurs que le livret A, principal concurrent, a annoncé lundi France assureurs. «C’est la poursuite de ce qu’on observe tout au long de 2025» et de manière «encore plus marquée depuis le 1er janvier 2026», a commenté lors d’un point presse Paul Esmein, le directeur général de la fédération professionnelle des assureurs.
Dans le détail, les cotisations (équivalent des dépôts en assurance-vie) ont atteint 17,6 milliards d’euros, un record pour un mois d’avril. En retranchant les prestations (équivalent des retraits) sur la période, les contrats d’assurance-vie se sont étoffés de 5,2 milliards d’euros sur le mois, un record également. Cette différence, dite «collecte nette», s’élève à 24,7 milliards d’euros depuis janvier, du jamais vu pour un premier tiers de l’année depuis vingt ans.
L’assurance-vie a pris l’ascendant depuis plusieurs trimestres sur la famille de produits concurrents, comportant notamment les livrets A, à la faveur de la baisse du taux de rémunération de ce dernier, enclenchée en début d’année dernière. Les rendements des contrats d’assurance-vie ont tourné autour de 2,65% pour les fonds en euros (support d’investissement garanti en capital) en 2025, contre un taux actuel de 1,5% pour le livret A. Il faut noter cependant que ce dernier taux est net d’impôt, contrairement à la rémunération de l’assurance-vie.
Les unités de compte mises à l’index par l’ACPR
Les unités de compte (UC), des supports risqués mais pouvant rapporter davantage que les fonds en euros les bonnes années, ont toujours le vent en poupe, selon les données publiées lundi par France assureurs. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le superviseur du secteur, a toutefois mis à l’index une partie de ces UC, composées de produits dits structurés (des placements dont la valeur dépend de l’évolution d’un actif financier sous-jacent).
«Ces produits complexes, et souvent très chargés en frais, ne conviennent pas à toutes les clientèles. Les risques qu’ils comportent peuvent en particulier se matérialiser s’il se produit une correction sur les marchés», avait alerté le 21 mai le vice-président de l’ACPR Jean-Paul Faugère. «Il y a quand même eu des très gros efforts qui ont été faits dans les dernières années (...) sur l’information des assurés, sur le niveau de détail de ce qui est présenté, avec des indicateurs synthétiques de niveaux de risques», a répondu Paul Esmein.


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