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Berlin doute de la capacité de l’UE à résister à la progression des partis nationalistes et aux coups de boutoir de l’administration Trump. Ce scepticisme, inédit outre-Rhin, fait craindre un affaiblissement durable, voire une marginalisation progressive, de l’Europe telle qu’elle existe aujourd’hui.
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Friedrich Merz, chancelier allemand, à Berlin, le 19 décembre 2025. Quinze ans après la crise de l’euro, l’Allemagne se prendrait-elle à douter de l’Europe ? La progression des partis nationalistes sur le Vieux Continent, quatre années de guerre en Ukraine sans espoir tangible de cessez-le-feu et la difficulté des Vingt-Sept à répondre aux attaques répétées de Donald Trump ont installé, outre-Rhin, une forme d’incrédulité sur la capacité de l’Union européenne (UE) à être davantage qu’un espace économique.
« Il y a un scepticisme croissant sur le projet européen, reconnaît la coprésidente des Verts allemands, Franziska Brantner. Quand je le défends, on me dit : “Avec qui veux-tu faire ton Europe ? Giorgia Meloni est eurosceptique ; la Hongrie, la Tchéquie, la Slovaquie le sont aussi, Emmanuel Macron n’a plus de pouvoir, et la France pourrait basculer à l’extrême droite en 2027.” On renonce à avancer, notamment dans la défense et la sécurité, à cause de l’hypothèse d’une Marine Le Pen à l’Elysée en 2027. Si on continue comme ça, en permettant à Trump de nous diviser, la fin de l’UE est possible. »
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