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Chirac disait que les emmerdes volent toujours en escadrille. Il faut croire que la connerie aussi, particulièrement chez les amateurs de nostalgie invasive germanique. Je m’explique…
Dernière connerie en date, un cadre de l’AFD – ce parti allemand qui démontre qu’on doit toujours se méfier des identitaires outre-Rhin, hier comme aujourd’hui – a publié ces jours-ci une carte intégrant dans le giron teutonique l’Alsace et la Moselle, rien que ça ! Car, malgré mon titre impropre à la consommation historique, ce n’est pas toute la Lorraine qui fut occupée après la défaite de 1870 mais la Moselle, ce que raconte Maurice Barrès dans son roman – pas le meilleur – Colette Baudoche. Mais bon, même la chanson le dit : « Vous n’aurez pas l’alsace et la Lorraine ! » (Paroles de Gaston Villemer et Hippolyte Nazet, sur un air de Frédéric Bentayoux) ; alors j’ai cédé au raccourci !
https://www.youtube.com/watch?v=39H1Xvyc5dk
Certains membres de l’AFD font en effet les mêmes rêves qu’Hitler, du temps où il annexait les régions à majorité allemande dans d’autres pays : « L’ensemble du peuple allemand en un seul État. » Et de nous ressortir le concept de « Grande Allemagne ».
« Petite » remarque qui devrait nous rendre vigilants sur le réarmement actuel de l’Allemagne, malgré les cris protestataires chez nous de certains amateurs de croix gammée qui me traiteront peut-être de gauchiste et sont eux-mêmes des traîtres à notre Nation en convoquant la « grandeur » de l’Allemagne passée ; une « grandeur » qui a ravagé notre pays et causé des centaines de milliers de morts sur trois guerres. La vérité est pourtant là : l’Allemagne recèle encore en son sein des boches – j’ose le mot ! – nostalgiques du pangermanisme, et je ne voudrais pas que leurs fantasmes se réalisent un jour.
En réalité, je me suis toujours méfié de l’Allemagne. En effet, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et jusqu’à présent, elle fait tout pour torpiller la France sur le plan économique, avec toujours ce goût revanchard à la bouche. Intention dont elle ne s’était hélas, déjà à l’époque, pas départie après sa défaite – qu’elle ne reconnut jamais comme telle – en novembre 1918, avec les conséquences que l’on sait.
Conséquences dues entre autres au rapprochement voulu à l’époque par des politicards français au lieu de mettre au pas ce pays belliqueux, et pas celui de l’oie ! Rétrospectivement, je regrette qu’on n’ait pas écouté Pétain à l’automne 1918, qui préconisait d’attaquer nos turbulents voisins outre-Rhin, via une offensive lancée depuis la Lorraine. Ce que refusèrent le gouvernement de Clemenceau et le maréchal Foch, alors généralissime des armées alliées, qui signa quelques jours plus tard l’armistice, dans la clairière de Rethondes (Oise). Mal leur en prit à tous.
Louis XIV lui-même avait compris le danger à l’Est par une série d’attaques destinées à dissuader les Allemands de nous chercher des noises et surtout de s’unifier contre nous, ce qu’ils firent deux siècles plus tard avec Bismarck.
Malheureusement, qu’avons-nous à opposer à ces velléités territoriales teutoniques sinon un servile petit président toutou de l’Europe – auquel succédera un autre servile petit toutou ! –, elle-même entre les griffes de la détestable Lili Marleen présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen ?
Aussi, lorsque l’Allemagne envisage d’être la première armée d’Europe, selon les déclarations du chancelier Merz – lequel a promis de « mettre à disposition toutes les ressources financières nécessaires » ! –, qu’elle est par ailleurs très intéressée par notre arsenal nucléaire et celui de l’Angleterre, on peut légitimement se méfier.
Et si, en France, certains drôles de patriotes ont des bouffées teutoniques – les mêmes qui ne manqueront pas de me déglutir leur catéchisme germanophile orienté –, ils en oublient un peu hâtivement l’Histoire de notre pays qui ne fut pas un parcours de santé avec nos voisins outre-Rhin. Des voisins dont cette sortie de l’AFD, plus les envies militaristes du chancelier allemand, pudiquement enrobées dans un souci de défense de l’Europe, ont effectivement de quoi agacer, pour ne pas dire autre chose…
Charles Demassieux





























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