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Le « petit » aéroport de Québec prend de l’altitude là où d’autres piquent plutôt du nez. YQB a annoncé lundi la bonification de son offre de 15 % en un an, « une hausse inégalée » au sein des principaux aéroports canadiens.
La hausse de sièges disponibles atteindra même 25 % en période estivale par rapport à 2025. Cinq destinations s’ajouteront aussi au tableau de bord de l’aéroport international Jean-Lesage cet été, dont Nantes, Marseille et Washington.
En tout, cette progression amènera plus de 376 000 sièges disponibles à partir de Québec en 2026, pour un total qui frôlera 3 millions.
« C’est un moment charnière dans l’histoire de YQB », a souligné le président et chef de la direction de l’aéroport de Québec, Stéphane Poirier, en référence au code donné par l’Association du transport aérien international. « La bouchée est très grosse cette année, et c’est un travail qui va demander la collaboration de tous et de toutes. »
L’aéroport de Québec se trouve donc bien en selle après le hiatus pandémique. YQB observe même une « augmentation globale remarquable » du nombre de sièges disponibles, de 27 % par rapport à 2019, dont une croissance de 111 % sur des destinations internationales et de 44 % sur des vols en partance et en direction des États-Unis.
Ailleurs dans les aéroports canadiens, « avec tout ce qui se passe sur la scène géopolitique, le trafic en provenance et à destination du voisin américain enregistre plutôt une diminution générale de 10 % depuis le retour à la Maison-Blanche de Donald Trump. Nous, nous sommes en hausse de 10 % cette année », souligne Stéphane Poirier. « C’est assez exceptionnel. »
Développer le « réflexe Québec »
Si les transporteurs adoptent le marché de Québec, les voyageurs et voyageuses boudent encore souvent leur aéroport local. Près d’une personne sur deux originaires de la région persiste à décoller ailleurs qu’à YQB, déplore M. Poirier, même si partir de la capitale « s’avère beaucoup plus économique que nous le croyons ».
Il faudra donc que les avions se remplissent pour que les transporteurs pérennisent leur liaison à partir de Québec. « Voyez l’aéroport comme un pipeline économique par où passe toute la compétitivité de la région, illustre Stéphane Poirier. L’engagement de chaque citoyen [à décoller de YQB] est un geste concret en faveur du développement économique de la ville. »
L’aéroport international Jean-Lesage ambitionne d’accueillir 2,4 millions de passagers d’ici 2030, soit 700 000 personnes de plus que l’achalandage observé en 2024.
La croissance démographique attendue dans la Capitale-Nationale et dans Chaudière-Appalaches à l’horizon 2051 devrait aider l’administration aéroportuaire à atteindre son objectif. L’Institut de la statistique du Québec prévoit des hausses de population dans ces deux régions au cours des 25 prochaines années de 21 % et de 17 % , respectivement, ce qui les place au premier et au deuxième rang des plus importantes croissances projetées au Québec.


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