NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L’émissaire de Trump, Tom Homan, a annoncé le retrait de centaines de policiers de l’immigration après les drames à Minneapolis. Mais tout n’est pas terminé.

CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Tom Homan, le « tsar des frontières » de Donald Trump qui a été envoyé à Minneapolis pour apaiser les tensions. Il a annoncé le 4 février que 700 policiers de l’immigration allaient se retirer.
L’émissaire de Donald Trump à Minneapolis, Tom Homan, a annoncé ce mercredi 4 février le retrait avec effet immédiat de 700 policiers de l’immigration, un geste de désescalade après des semaines de fortes tensions dans la ville marquée par la mort de deux manifestants abattus par des agents fédéraux.
Mais comme le fait le président Trump lui-même depuis plusieurs jours sur ce dossier hautement inflammable, son émissaire et proclamé « tsar des frontières » a soufflé le chaud et le froid lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a vanté la collaboration avec les autorités locales tout en assurant qu’il ne quitterait pas Minneapolis tant que « tout » ne sera pas « terminé ».
Sur les milliers d’agents opérant souvent masqués dans les rues de Minneapolis, qui vit depuis plusieurs semaines au rythme de ces raids visant à arrêter des immigrés en situation irrégulière, objectif prioritaire du président américain, Tom Homan a affirmé que les autorités fédérales allaient « retirer 700 personnes », des « membres des forces de l’ordre » du terrain avec « effet immédiat ».
Encore 2 000 policiers sur place
Problème : il n’a pas précisé s’il s’agissait d’un retrait de la seule ville de Minneapolis ou de l’État du Minnesota plus largement. Les médias américains n’ont pas non plus été en mesure de s’accorder sur l’échelon concerné par ce retrait. Tom Homan a précisé qu’il resterait encore environ deux milliers de policiers sur place.
L’émissaire présidentiel s’est aussi montré ferme : « Je vais être clair. Le président Trump a bien l’intention de procéder à des expulsions massives au cours de son mandat et les opérations de contrôle de l’immigration vont se poursuivre tous les jours ». Et d’ajouter : « Je ne partirai pas tant que nous n’aurons pas tout terminé. »
« Nous n’avons jamais eu ce genre de coopération à ce niveau » avec les autorités locales, pourtant vent debout contre la présence de ces policiers de l’immigration, s’est par ailleurs félicité Tom Homan.
Tom Homan dénonce une « rhétorique haineuse »
« Nous avons fait des progrès significatifs », a-t-il ajouté, affirmant que les agents fédéraux avaient arrêté 139 personnes condamnées pour agression, 87 délinquants sexuels ainsi que 28 membres de gangs. Tom Homan a également dénoncé la « rhétorique anti-ICE », la police fédérale de l’immigration au cœur de la polémique à Minneapolis.
Les méthodes de ses agents, vues comme brutales, ainsi que la mort de deux manifestants, ont provoqué une vive émotion dans le pays. « J’avais dit en mars que si cette rhétorique haineuse ne s’arrêtait pas, je craignais que cela finisse en bain de sang. Et cela s’est produit. Ni le président Trump, ni moi, ni la ministre (de la Sécurité intérieure Kristi) Noem ne veut voir un bain de sang » à nouveau, a-t-il déclaré.
Tom Homan faisait référence à la mort de Renee Good et Alex Pretti - ce dernier abattu à terre de dix coups de feu -, deux manifestants qui s’opposaient à la présence des policiers de l’immigration qui ont été tués par des agents fédéraux à Minneapolis.
« En plus de déchirer des familles et de terroriser nos quartiers, cette présence massive de l’ICE a également eu des conséquences désastreuses pour les entreprises de Minneapolis. Nous avons besoin que l’ICE s’en aille », a encore asséné mardi sur le réseau X le maire de la grande ville du nord, Jacob Frey, qui ferraille depuis des semaines avec l’administration centrale pour qu’elle desserre son étau.
Les opérations de police ont bouleversé la vie des habitants dans cette cité du Midwest, où nombre d’habitants se terrent chez eux par crainte d’être arrêtés tandis que des milliers d’autres continuent de manifester contre la présence policière, comme en fin de semaine dernière malgré un froid polaire.


4 month_ago
14



























.jpg)






French (CA)