NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L’achat, puis la revente d’un jet pour le premier ministre de l’Ontario Doug Ford coûtera finalement près de 200 000 $ aux contribuables de la province, d’après de nouveaux documents rendus publics par le bureau de M. Ford.
Le bureau du premier ministre a confirmé le 17 avril que la province s’était procuré un avion à réaction Bombardier Challenger 650 de l’année 2016 pour l’usage de M. Ford. Cette décision a suscité la grogne au sein de la population. Plusieurs personnes ont contacté personnellement le premier ministre par message texte et au téléphone.
Quelques jours plus tard, Doug Ford s’est ravisé et a annoncé que la province revendrait le jet. Il a annoncé lors d’une conférence de presse organisée par le Globe and Mail que l’Ontario comptait revendre l’aéronef à Bombardier pour le même prix qu’il a été acheté. Il a aussi promis de fournir la documentation des transactions.

Doug Ford a été plusieurs fois questionné au sujet de l'avion.
Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld
Les documents rendus publics en fin de journée mercredi par la province, par l’entremise du ministère des Richesses naturelles, montrent qu’elle a acheté et vendu le jet au prix de 21 millions $US.
Un reçu de Bombardier indique que la province s’est entendue pour acheter l’avion à la mi-janvier, lorsqu’elle a fait un dépôt de 500 000 $US.
Des dizaines de milliers dépensés
Mais la province a aussi dépensé 190 865,56 $ (avant taxes) sur différents services afin de l’aider à faire l’acquisition de l’aéronef, de préparer son utilisation, puis pour s’en débarrasser. Cela comprend près de 140 000 $ pour l’entretien et l’entreposage du jet, ainsi que près de 34 000 $ pour des frais d’avocat.
L’Ontario a aussi payé près de 18 000 $ pour des services d’appui à l’achat de l’entreprise Services Lyne Barbeau Inc.
Une note de breffage souligne que l’acquisition du jet a été finalisée le 15 avril et que l’aéronef a été revendu à l’entreprise le 27 avril.
Des politiciens dans l’opposition à Queen’s Park ont surnommé l’avion le gravy plane en hommage à Doug Ford et son frère Rob, l’ancien maire de Toronto, qui ont popularisé l’expression « gravy train » il y a plus d’une décennie afin de militer contre le gaspillage à l’hôtel de ville.
Les membres du cabinet de M. Ford ont approuvé l’achat de l’avion, bien que les ministres ont peu expliqué les motifs de leur appui. Doug Ford a longtemps parlé du fait qu’il ne réclamait pas ses dépenses et qu’il respectait les contribuables.
Les motifs de l’achat
Le bureau du premier ministre a d’abord dit que l’avion était requis en raison des nombreux voyages de M. Ford en Ontario, en plus des autres rencontres du premier ministre à travers le pays afin de rencontrer ses homologues, ainsi que ses déplacements aux États-Unis dans le cadre de sa lutte contre les tarifs du président Donald Trump.
Son équipe a dit que M. Ford avait besoin de l’avion pour permettre des voyages plus sûrs, flexibles, sécuritaires et confidentiels.

Le jet était entreposé à l'aéroport Pearson de Toronto. (Photo d'archives)
Photo : (Arlyn McAdorey/The Canadian Press)
Le gouvernement Ford a aussi déposé un projet de loi dernièrement afin de prendre davantage le contrôle de l’aéroport Billy Bishop, au centre-ville de Toronto, et d’autoriser l'atterrissage de jets. L’aéroport aurait cependant été entreposé à l’aéroport Pearson, près du domicile du premier ministre, dans le quartier Etobicoke.
M. Ford a aussi peur de voler et s’est longtemps plaint des déplacements ardus vers le Nord de l’Ontario à bord d’avion à hélice unique, bien que la plupart des aéroports du Nord ne puissent pas accueillir des jets de la taille du Bombardier Challenger 650.
Plusieurs critiques
L’achat du jet a suivi le premier ministre pendant plusieurs semaines. Des députés de l’opposition ainsi que les journalistes n’ont pas cessé de lui poser des questions à ce sujet.
Le chef par intérim du Parti libéral de l’Ontario, John Fraser, a déclaré que M. Ford était déconnecté des Ontariens de tous les jours. Alors que les familles gèrent difficilement la hausse des coûts, l’idée de dépenser 28,9 millions $ sur un jet, tout en payant des dizaines de milliers en frais, est indéfendable, a-t-il dit mercredi.
Marit Stiles, la chef de l’opposition officielle, affirme que M. Ford se croit tout permis . Doug Ford veut vivre comme une vedette rock à vos frais, a dit la députée néo-démocrate. Encore une fois, le premier et son caucus conservateur ont démontré qu’ils ne respectent pas l’argent des contribuables, a-t-elle poursuivi.
Avec les informations de La Presse canadienne


1 month_ago
121



























.jpg)






French (CA)