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COMPTE RENDU D’AUDIENCE - Les parties civiles et l’avocat général ont au contraire permis au prévenu, en difficulté les jours précédents, de mieux développer ses arguments.
Nicolas Sarkozy a, paradoxalement, connu jeudi sa journée la plus tranquille au second procès de l’affaire dite «du financement libyen». C’était pourtant au tour des parties civiles et du parquet général de le questionner, et sans doute s’attendait-il à un torpillage massif.
Mardi et mercredi, le président Olivier Géron lui avait fait passer de rudes moments. Le magistrat pratique l’interrogatoire judiciaire avec un art consommé, alternant interpellations directes et détours stratégiques à l’efficacité redoutable. Le prévenu, déférent parfois jusqu’à la caricature, est apparu à plusieurs reprises en grande difficulté comme, par exemple, quand il a dû répondre en slalomant sur la «note Koussa» et le carnet de Choukri Ghanem.
Les avocats de la partie civile, notamment Mes Ollivier et Brengarth, ont montré, au fil de l’audience, de réelles qualités de percussion. Mais jeudi, avec deux autres confrères, ils se sont accordé d’interminables séquences, des heures entières truffées de redites, sans…


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