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Le groupe Meta a accepté de payer des milliards de dollars et de brider ses applications aux jeunes Américains pour mettre fin aux poursuites judiciaires. Il est accusé d'avoir rendu Instagram et Facebook addictifs pour les mineurs.
Publié le 29/08/2026 10:24
Temps de lecture : 1min
Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur, à la Sorbonne, à Paris, le 25 avril 2024. (CHRISTOPHE PETIT TESSON / POOL)
L'ancien commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton "s'est félicité" samedi 29 août sur France Inter de l'accord conclu aux États-Unis entre Meta et les procureurs de 48 États visant à mieux protéger les mineurs sur les réseaux sociaux. Dans le cadre de cet accord, Meta, maison mère de Facebook et Instagram, accepte notamment de restreindre l'accès des mineurs à ses plateformes aux États-Unis et de verser plusieurs milliards de dollars afin de mettre fin à un procès historique.
"Je me félicite de voir que les procureurs américains ont réussi à imposer cette décision contre évidemment l'avis de Washington", a déclaré Thierry Breton. "C'est aussi une bonne nouvelle" car les mesures adoptées reprennent, selon lui, "l'intégralité des 12 points qui sont des points consubstantiels du DSA". Ancien commissaire européen de 2019 à 2024, Thierry Breton a été l'un des principaux artisans et défenseurs du Digital Services Act (DSA), la législation européenne adoptée en 2022 pour renforcer la régulation des plateformes numériques et protéger les citoyens en ligne.
La Commission européenne a engagé plusieurs procédures contre Meta au titre du DSA. Mais Thierry Breton déplore la lenteur de leur mise en œuvre. "J'ai ouvert une enquête en 2024, précisément sur les manquements que les juges américains ont constatés sur Meta", a-t-il affirmé. Selon lui, "on a mis deux ans" pour confirmer que Meta "effectivement ne respecte pas le DSA, notamment pour la protection de nos enfants". "On va beaucoup trop lentement dans l'application de cette loi en Europe", a-t-il poursuivi, estimant que "la loi, elle a été votée" et que "c'est la Commission européenne qui a maintenant délégation de la faire appliquer".


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