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Justice. Pas de risques d'« ingérence » américaine dans le procès Le Pen, selon le gouvernement

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La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a affirmé ce jeudi que les soupçons ne sont « pas avérés », avant le procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 11:47 | mis à jour aujourd'hui à 11:51 - Temps de lecture :

Le procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires doit commencer mardi.  Photo Sipa/Harry Nakos Le procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires doit commencer mardi.  Photo Sipa/Harry Nakos

Les soupçons d'ingérences américaines dans le procès en appel du parti français d'extrême-droite Rassemblement national (RN) ne sont « pas avérés », a affirmé ce jeudi la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, rappelant que la France restait néanmoins « vigilante » sur le sujet.

Le RN a vivement critiqué mercredi la mise en garde formulée par le président du tribunal de Paris, s'appuyant sur un article de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel selon lequel l'administration de Donald Trump aurait envisagé des sanctions contre les juges ayant condamné la leader du parti Marine le Pen en première instance.

« Spéculations »

« Il s'agit là de spéculations », a déclaré Maud Bregeon sur la radio publique franceinfo, ces « soupçons d'ingérence qui viendraient des Etats-Unis [...] ne sont pas avérés ». « Quand vous reprenez l'article de presse en question, vous avez des propos rapportés, anonymes, sans qu'on sache bien d'où ils viennent exactement », a-t-elle insisté. A propos de Peimane Ghaleh-Marzban, le président du tribunal judiciaire de Paris, elle a rappelé qu'il s'était exprimé « au conditionnel ».

« Si de tels faits étaient avérés ou devaient se réaliser, ils constitueraient une ingérence inacceptable et intolérable dans les affaires internes de notre pays », avait mis en garde le haut magistrat. En mars, Donald Trump avait comparé la condamnation de Marine Le Pen à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité immédiate, à ses propres déboires judiciaires.

Le procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national (l'ancien nom du RN) doit commencer mardi.
Dans un communiqué, le Rassemblement national a estimé que les propos de Peimane Ghaleh-Marzban étaient « de nature à préjudicier gravement aux intérêts des prévenus » et pourraient « apparaître comme une pression inadmissible sur les magistrats ». Marine Le Pen, déjà trois fois candidate à la présidentielle, pourrait être empêchée de concourir une quatrième en 2027 si sa peine d'inéligibilité n'était pas réduite en appel.

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