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Maître Alain Christian Kingue laisse une empreinte mesurable à la tête de la Fédération camerounaise de judo, la FECAJUDO. Sous sa direction, le Cameroun a décroché 7 médailles aux 47e Championnats d’Afrique seniors, obtenu un financement japonais de plus de 51 millions de FCFA pour la construction d’un dojo national, et qualifié des athlètes aux Jeux Olympiques. Un bilan que peu de présidents de fédération peuvent alaligner aussi facilement.
Des infrastructures enfin concrètes, une gestion modernisée
Le chantier le plus visible reste le Dojo national de Soa. Sa construction a été rendue possible grâce à un don de la coopération japonaise évalué à environ 51 550 348 FCFA. Ce n’est pas rien pour une fédération qui, comme beaucoup d’autres au Cameroun, a longtemps fonctionné sans équipements propres.
La modernisation ne s’est pas arrêtée au béton.
La gestion administrative a été restructurée avec l’introduction de licences informatisées et une gouvernance plus rigoureuse, rompant avec les pratiques artisanales qui freinent encore beaucoup de fédérations sportives locales. Des partenariats techniques ont été consolidés avec la France, le Japon et la Fédération internationale de judo, la FIJ, pour renforcer la formation des entraîneurs nationaux. Des séminaires pour arbitres, calqués sur les standards FIJ, ont été organisés régulièrement, avec des compétitions décentralisées à Yaoundé et à Douala pour détecter les talents dans les académies régionales.
Pourtant, on ne sait pas encore combien d’athlètes issus de ces académies ont réellement intégré l’équipe nationale depuis le lancement de ces initiatives. Ce chiffre manque pour mesurer l’impact réel de la politique de détection.
Un Cameroun repositionné dans le judo africain
Les résultats sportifs sont là. Sept médailles aux 47e Championnats d’Afrique seniors, c’est une récolte historique pour la délégation camerounaise. La qualification d’athlètes aux Jeux Olympiques a confirmé que le pays ne faisait plus de la figuration sur la scène continentale.
C’est un tournant dans la perception du judo camerounais à l’extérieur.
Alain Christian Kingue a également accédé au poste de Directeur Sportif en Chef de l’Union Africaine de Judo, plaçant le Cameroun dans les cercles décisionnels du judo africain. Un positionnement stratégique qui ouvre des portes, même si les effets concrets de cette influence sur les ressources allouées au judo camerounais restent difficiles à quantifier à ce stade.
Ce bilan, pris dans son ensemble, montre une fédération qui a gagné en sérieux et en visibilité. Mais le vrai test sera la durabilité de ces acquis une fois qu’un autre dirigeant prendra les rênes.
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Jean-Claude Mbida
Journaliste sportif pour 237online.com, Jean-Claude Mbida couvre l'actualité du sport camerounais et africain.


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