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Le président du RN a pris la parole sur la guerre en Ukraine, samedi, après les déclarations de Louis Alliot appelant à « couper le robinet » du soutien à Kiev.
Jordan Bardella, le président du Rassemblement national (RN), a donné, samedi 5 septembre, sa position sur les modalités de l’aide française à l’Ukraine dans le cadre de la guerre menée par la Russie contre Kiev. Le parti d’extrême droite est critiqué par ses adversaires politiques depuis le souhait exprimé par Louis Alliot, son vice-président, proche de Marine Le Pen, de « couper le robinet » des dépenses françaises en soutien à l’Urkraine.
Invité à intervenir au Forum Ambrosetti, sur les rives du Lac de Côme, en Italie, l’eurodéputé a déclaré : « Nous soutenons l’Ukraine et nous continuerons de soutenir l’Ukraine, mais ce que je dis c’est que l’objectif qui doit nous habiter ne doit pas être de financer la guerre ad vitam æternam », a dit l’eurodéputé.
Avant d’ajouter : « Mais le fait de donner de l’argent que nous n’avons plus – parce que je veux dire, on a 3 500 milliards d’euros de dettes… j’aimerais qu’on puisse aider tout le monde, mais la situation extrêmement grave et préoccupante des finances publiques françaises fait qu’on ne peut pas donner de l’argent sans aucune garantie ni sans la sûreté que cet argent sera remboursé un jour. Je veux dire, les Américains ont été beaucoup plus intelligents et beaucoup plus fins que nous, comme d’habitude, parce que l’argent qu’ils ont donné à l’Ukraine est gagé sur l’exploitation des terres rares. » L’élu a ensuite plaidé pour que les achats d’armements permis par l’aide européenne à l’Ukraine soient orientés vers des constructeurs du continent.
« Protéger la France »
Pour le député du RN Laurent Jacobelli, qui a également pris la parole sur ce thème sur Franceinfo, samedi matin, l’aide à l’Ukraine en cas d’arrivée du Rassemblement national au pouvoir ne se fera « pas au prix de la vie financière de la France ». « Au moment où on demande aux Français de faire des efforts sur leurs retraites, sur leurs soins, au moment où la France est en situation de quasi-faillite, on ne peut pas mettre en danger l’avenir de notre pays », a affirmé l’élu de Moselle.
Quant à l’aide matérielle, il a précisé que le « soutien militaire défensif » serait maintenu, tout comme l’aide « humanitaire » et « de formation ». « Si une livraison à l’Ukraine est compatible avec le réarmement de la France, (…) on continue. Quand ça met en danger nos stocks et notre propre défense, évidemment non. Notre devoir de décideurs et de dirigeants politiques est de protéger la France », a-t-il explicité, suivant la ligne affichée par Louis Alliot puis Marine Le Pen ces derniers jours.
Le Monde


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