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HOCKEY. Jérémie Minville et Loïc Morin ont gravi les échelons du hockey mineur ensemble à Drummondville. Aujourd’hui, les deux amis continuent de vivre leur passion dans le réseau universitaire américain.
Après un stage de quatre saisons dans la LHJMQ, Jérémie Minville évolue désormais avec les Falcons de l’Université d’État de Bowling Green, dans la division 1 de la NCAA. Lentement mais sûrement, l’attaquant de 21 ans fait sa place au sein de la formation de l’Ohio.
«Au début de l’année, ça a été un peu plus difficile de m’adapter au niveau de jeu, qui est différent de celui de la LHJMQ, a expliqué Jérémie Minville lorsque rencontré par L’Express au centre Marcel-Dionne. J’avais un peu moins de temps de glace, mais après ça, j’ai rencontré mon entraîneur. On a parlé de ce que je devais faire pour pouvoir jouer plus. Dans mes derniers matchs, j’ai eu plus de temps de glace et plus de résultats aussi.»
En 15 parties jusqu’ici cette saison, Jérémie Minville revendique deux buts et quatre passes. L’ex-capitaine des Olympiques de Gatineau identifie le gabarit des joueurs, la vitesse du jeu et la rapidité d’exécution parmi les principaux aspects lui ayant demandé une certaine adaptation.
Jérémie Minville dans l’uniforme des Falcons de l’Université d’État de Bowling Green. (Photo : Falcons)«Tout le monde agit en professionnel, a souligné l’athlète-étudiant en éducation physique et à la santé. Tout le monde veut passer au prochain niveau. Tout ça mis ensemble, ça fait que le calibre de jeu est meilleur. C’était un gros step pour moi au début, mais en continuant à travailler fort, ça m’a permis d’avoir plus de temps de glace et de sentir que je progresse.»
Pour l’aider dans cette période de transition, Jérémie Minville peut compter sur le capitaine des Falcons, Dalton Norris. Ce défenseur américain de 24 ans est le frère de l’attaquant Josh Norris, des Sabres de Buffalo.
«C’est un rassembleur. Il est proche de tout le monde dans l’équipe. Il est vraiment là pour les plus jeunes. Il a rendu notre adaptation vraiment facile.»
Comparant son style de jeu à celui de Frank Vatrano, des Ducks d’Anaheim, Jérémie Minville cherche à provoquer une étincelle chaque fois qu’il saute sur la patinoire.
«J’essaie d’amener mon jeu physique, d’amener de l’offensive tout en étant aussi responsable défensivement, a indiqué l’attaquant de 6 pieds et 190 livres. Notre coach Dennis Williams est vraiment demandant. Je pense que tout le monde essaie de rentrer dans ce moule-là.»
Jérémie Minville a disputé quatre saisons dans la LHJMQ, dont deux avec les Olympiques. (Photo d’archives, Ghyslain Bergeron)Compilant une fiche de 9-5-4, les Falcons occupent présentement le sixième rang du classement dans la conférence centrale (CCHA). L’équipe a notamment signé une victoire hors-concours de 6-1 contre le programme américain des moins de 18 ans.
«On travaille vraiment fort, a affirmé Jérémie Minville. On parle tout le temps de notre mentalité de cols bleus, de notre éthique de travail et de notre système de jeu. Si tu déroges de ça, c’est sûr que tu te le fais dire et ça se peut que tu ne joues pas le match d’après. Nos standards sont vraiment élevés.»
À l’invitation des entraîneurs des Olympiques, Jérémie Minville est allé saluer ses anciens coéquipiers dans le vestiaire avant le récent duel face aux Voltigeurs.
«Je parle encore aux gars. J’ai encore de bons amis dans l’équipe. Je continue de regarder leurs matchs et de suivre leurs résultats», a lancé celui qui a récolté 175 points, dont 83 buts, en 245 parties en carrière dans la LHJMQ.
«Une ligue très compétitive»
Ancien coéquipier de Jérémie Minville chez les Cascades et le Canimex, Loïc Morin dispute une première saison avec les Huskies de l’Université du Sud du Maine, dans la division 3 de la NCAA. Le gardien de 21 ans s’est vite imposé comme le numéro un devant le filet de son équipe.
«J’ai un coach qui me fait très confiance, a raconté Loïc Morin. J’obtiens la plupart des départs depuis le début de la saison. Je ne peux pas demander mieux, pour vrai! C’est proche de chez moi. Ma famille a la chance de venir me voir jouer.»
«Le calibre est très bon, a-t-il ajouté. C’est probablement la plus forte conférence dans la division 3. On se rapproche très bien de la division 1. C’est une ligue très compétitive.»
Jusqu’ici, Loïc Morin affiche une moyenne de buts alloués de 2,81 et un taux d’efficacité de 0,916 %.
Loïc Morin dans l’uniforme des Huskies de l’Université du Sud du Maine. (Photo : Huskies)«La grosse différence entre le hockey junior et universitaire, c’est que les joueurs sont beaucoup plus gros en avant de moi, a exprimé l’athlète de 5 pieds, 10 pouces et 185 livres. Avec le trafic devant le filet, c’est parfois dur de voir la rondelle, mais la clé pour moi, c’est justement de ne jamais la perdre de vue. Je me fie sur mes réflexes et ma rapidité. Pour l’instant, je me débrouille relativement bien.»
Appelé à comparer son style de jeu, Loïc Morin a évoqué les noms de Dustin Wolf, des Flames de Calgary, et de Juuse Saros, des Predators de Nashville.
«Ce sont des gardiens très rapides, qui se fient sur leurs réflexes. C’est un peu mon style. Les gardiens de petits formats, je n’ai pas le choix de m’inspirer d’eux. Je ne peux pas me fier sur ma grosseur ni me contenter de jouer profond dans mon filet.»
Formant une jeune équipe, les Huskies occupent présentement le quatrième rang dans leur conférence (Little East) grâce à un dossier de 5-6-1. Loïc Morin décrit ses coéquipiers comme des travailleurs acharnés.
«On va être dominants dans un an ou deux. On compte sur beaucoup de gars qui ont du talent, mais c’est un ajustement entre le hockey junior et universitaire. Il y a des joueurs de 24 ou 25 ans qui vont signer un contrat professionnel à la fin de la saison. C’est vraiment différent, mais pour l’instant, on se débrouille bien.»
Celui qui a évolué au Manitoba, en Saskatchewan ainsi qu’à Las Vegas ces dernières années n’écarte pas l’idée de faire le saut dans la division 1 ou 2 de la NCAA pendant son parcours universitaire. Déjà, quelques programmes l’ont d’ailleurs approché.
«J’essaie d’y aller une année à la fois. Je me concentre sur mon équipe jusqu’à la fin de la saison. Je vais voir ensuite, dépendamment du rôle qu’on va m’offrir au niveau supérieur», a conclu l’athlète-étudiant en éducation au primaire.


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