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Jean-Marc Morandini visé par une nouvelle plainte pour « tentative de corruption de mineurs » : ce que l’on sait

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Le plaignant dit avoir eu 17 ans et évoque des messages sexuels et des demandes de photos dénudées.

Une nouvelle plainte, déposée le 4 février 2026, met à nouveau en cause Jean-Marc Morandini. Un homme, présenté comme « Simon » par Mediapart, affirme avoir eu 17 ans au moment des faits et accuse l’animateur de lui avoir envoyé des messages à caractère sexuel et d’avoir réclamé des photos dénudées.

Une plainte déposée le 4 février 2026 : les accusations rapportées par Mediapart

Selon Mediapart, la plainte a été déposée mercredi 4 février 2026 dans « un commissariat du nord de la France » et vise l’infraction de « tentative de corruption de mineurs de plus de 15 ans ».

Toujours d’après le média d’investigation, Simon, aujourd’hui âgé de 31 ans, explique qu’il avait 17 ans au moment des échanges en 2012. Il dit avoir reçu des messages à caractère sexuel et des demandes de photos de lui dénudé.

Mediapart indique également avoir contacté le parquet de Lille et Jean-Marc Morandini, sans réponse de leur part au moment de la publication.

Source : Mediapart — captures d’écran (Jean-Marc Morandini), 30/01/2012–05/08/2012

Pourquoi cette plainte tombe à un moment clé

Cette nouvelle procédure intervient quelques semaines après une étape judiciaire majeure : le 14 janvier 2026, la Cour de cassation a rendu définitive la condamnation de Jean-Marc Morandini pour corruption de mineurs, en rejetant son pourvoi. Plusieurs reprises de dépêches précisent que cette condamnation concernait des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016, avec une peine de deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, ainsi qu’une interdiction définitive d’exercer une activité en contact avec des mineurs et une inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

En clair : la plainte rapportée par Mediapart s’inscrit dans un contexte où le nom de l’animateur est déjà associé, judiciairement, à des faits de même nature — tout en rappelant qu’une plainte n’est pas une condamnation et que la justice devra vérifier les éléments avancés.

« Tentative de corruption de mineur » : de quoi parle exactement la loi ?

Le terme peut paraître abstrait. Le Code pénal vise le fait de « favoriser ou de tenter de favoriser la corruption d’un mineur » (article 227-22). Autrement dit, même sans passage à l’acte, la tentative est bien prévue par le texte.

On peut le comprendre comme ceci : la loi s’intéresse aussi à la dynamique (messages, sollicitations, pressions, mise en scène) qui peut entraîner un mineur dans une sexualisation ou une relation inappropriée avec un adulte — y compris via des échanges numériques.

Dans ce type d’affaires, le téléphone agit comme une porte qui s’ouvre sans bruit : pas besoin de rendez-vous, pas besoin d’être vu. Quelques messages suffisent à installer une relation asymétrique, surtout quand l’adulte est connu, plus âgé, plus installé.

Le droit français a justement intégré cette dimension : l’article 227-22 évoque explicitement des situations où le mineur a été mis en contact via un réseau de communications électroniques — et prévoit un niveau de sanction plus élevé dans certains cas.

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